Le nouveau maire communiste d'Héricourt, Gilles Lazar, a pris une décision marquante en choisissant de réduire ses indemnités mensuelles de 1 800 euros. Ce geste symbolique vise à soutenir les Restos du Cœur ainsi que le Magasin alimentaire social (MAS), deux associations engagées dans la lutte contre la précarité dans la région.
"Cette initiative sera valable pour toute la durée de mon mandat", précise Gilles Lazar dans un entretien accordé à L'Est Républicain. Âgé de 71 ans, ce médecin généraliste souhaite ainsi allouer ses ressources à des causes qui lui tiennent à cœur, en réponse à la nécessité croissante d'aide alimentaire dans sa commune.
Selon les barèmes des indemnités de fonction brutes des maires, le maire d'Héricourt aurait pu bénéficier d'un salaire pouvant atteindre 2 778,71 euros par mois, étant donné que la ville compte un peu plus de 10 000 habitants. Toutefois, il a choisi d'aligner ses indemnités sur celles de ses adjoints, plongeant ainsi dans un écart de 1 800 euros, qu'il met à profit pour une cause juste.
De nouveaux locaux pour les associations
En plus de ce geste financier, Gilles Lazar s'engage à fournir de nouveaux locaux pour les Restos du Cœur et le MAS. Il souligne l'urgence d'offrir un cadre approprié aux personnes de plus en plus nombreuses qui peinent à joindre les deux bouts. "Les personnes qui vivent avec un budget serré méritent d'être accueillies dans des conditions dignes", affirme-t-il.
Cette décision, qui reste soumise à l'approbation du nouveau conseil municipal, pourrait également susciter d'autres initiatives similaires ailleurs en France. Les efforts des élus locaux pour s'engager concrètement dans la lutte contre la pauvreté sont d'ailleurs souvent salués par des experts en politiques publiques, à l'instar de ceux de l'Observatoire des inégalités, qui rappellent que des gestes tels que ceux-ci peuvent inspirer d'autres collectivités. Ainsi, l'exemple de Gilles Lazar démontre l'importance d'une politique locale orientée vers l'humain.







