La tension est palpable dans la communauté des druides bretons. Suite à des déclarations de Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère, des accusations de fraude au RSA ont suscité une réaction indignée. Un groupe de druides, assisté par la CGT, dénonce ce qu'ils appellent des contrôles abusifs et un « harcèlement institutionnel », comme le rapporte France 3 Régions.
Dans un reportage diffusé sur LCI, Maël de Calan a évoqué des centaines de personnes, y compris « des druides et des exorcistes », qui utiliseraient le RSA comme « un complément permanent de ressources ». Cette généralisation a provoqué l'ire de Per Vari Kerloc’h, grand druide de Bretagne, qui a déclaré : « C'est choquant d'être assimilé à des fraudeurs. Cette stigmatisation doit cesser. »
Une tradition enracinée depuis longtemps
Les druides insistent sur le fait que leur activité est une tradition sérieuse, ancrée dans la culture bretonne depuis plus de cent ans. En Bretagne, on dénombre entre 250 et 300 druides de diverses obédiences, tous réunis par un même objectif : la préservation des traditions et l'accompagnement spirituel.
Le 31 mars, Maël de Calan a partagé sur ses réseaux sociaux une vidéo d'une interview sur Sud Radio, entrecoupée de séquences montrant des druides autour d’un chaudron, renforçant l'imagerie stéréotypée qu’ils combattent.
Un druide qui touche le RSA, ça n’est pas normal ! #druide #RSA pic.twitter.com/vnFHrNoNcV
— Maël de Calan 🇺🇦 (@MaeldeCalan) 31 mars 2026
Alors que les critiques s'intensifient, des analystes laissent entendre que ces tensions pourraient aussi renvoyer à une méfiance plus générale envers des pratiques jugées étranges ou marginales, comme l'indique le quotidien Valeurs Actuelles. Cette situation soulève des questions importantes sur la perception de la tradition dans les temps contemporains.







