Ce dimanche 12 avril, lors du Carnaval de Besançon, une banderole xénophobe a été déployée par le collectif Némésis, un groupe identitaire qui se revendique féministe tout en partageant des idées proches de l'extrême droite. L'affichage, qui se voulait provocateur, associait de manière scandaleuse les étrangers à des violences sexuelles. L'élue d'opposition, Séverine Véziès (LFI), a rapidement dénoncé cet incident sur ses réseaux sociaux, qualifiant ces propos d'« inadmissibles ». Elle a précisé : « Ce n'est pas anecdotique, c'est très grave. Venir pourrir un événement populaire avec des messages mensongers... C'est un appel à la haine raciale de la part d'un collectif qui se croit tout permis. J'appelle Monsieur le Maire Ludovic Fagaut à porter plainte ».
Des militantes du même collectif ont également agité des pancartes analogues tout au long du défilé. Ces actions avaient déjà eu lieu deux ans auparavant, durant le même événement, entraînant à l'époque une plainte déposée par la mairesse d'alors, Anne Vignot. En effet, les faits récurrents de ce type interpellent sur la banalisation des actes xénophobes dans l'espace public.
Une réponse municipale ferme
La municipalité de Besançon a immédiatement réagi via ses réseaux sociaux, affirmant : « La Ville de Besançon dénonce fermement cet affichage. Le Carnaval est un moment populaire, familial et rassembleur. Il n’a pas vocation à devenir un espace d’expression politique ou militant ». Malgré l'ordre donné par le maire actuel, Ludovic Fagaut, la police municipale n'a pas pu retirer la banderole pendant le défilé.
La Ville a également informé le Procureur de la République ainsi que la Police nationale et la Préfecture, ajoutant que « des mesures juridiques seront prises, en concertation avec les services compétents ». Au moment où nous écrivons ces lignes, ni la police ni le Parquet n'avaient encore reçu de plainte officielle.
Ce climat de tensions autour de tels événements souligne la nécessité d'éveiller les consciences et de réagir face à tout acte haineux, non seulement lors des festivités, mais dans la société toute entière.







