Une cinquantaine d'avocats ont exprimé leur mécontentement devant le palais de justice de Besançon ce lundi 13 avril 2026, participant à une journée de « justice morte ». Leur cible : le projet de loi sur la justice criminelle du garde des Sceaux Gérald Darmanin, en cours d'examen au Sénat. Pour échanger sur ce sujet, Catherine Bresson, vice-bâtonnière du barreau de Besançon, a été récemment invitée à ICI Besançon.
Une réforme controversée
Le principe de plaider-coupable, qui existe depuis 20 ans pour les délits, pourrait être étendu aux crimes, et ce, de façon alarmante. En reconnaissant les faits, l'accusé pourrait bénéficier d'une peine plus rapide, réduisant ainsi la durée entre l'instruction et le procès. Cependant, cela soulève des préoccupations sérieuses : « Réduire à une heure un procès criminel, c'est inacceptable. Les victimes ont le droit d'être entendues », souligne Catherine Bresson.
Elle attire également l'attention sur le fait que bien que les victimes puissent interrompre la procédure, le délai imparti pour accepter le plaider-coupable est insuffisant. « Les victimes se retrouvent prises en otage par cette réforme », précise-t-elle, laissant entendre que si le texte de loi venait à être voté, la mobilisation pourrait reprendre.







