En ce lundi brumeux du 13 avril en Côte-d'Or, la scène se déroule à la borne de recharge d'Arc-sur-Tille, à proximité de l'A31. Étienne et Malorie terminent de charger leur véhicule électrique, affichant une facture de seulement 11,33 euros. Un montant qui, selon eux, aurait été trois à quatre fois plus élevé avec une voiture à essence.
Cela fait presque trois ans qu'ils ont fait le choix de l'électrique, une décision qu'ils jugent astucieuse compte tenu de la situation géopolitique actuelle. Leur voiture, acquise pour près de 40 000 euros après des aides de 5 000 euros de l'État, leur a déjà permis d'amortir l'investissement. Même sans la montée des prix, l'électricité demeure bien moins onéreuse que le carburant traditionnel, assure Étienne.
Six fois moins cher
À quelques pas de là, Gaëtan, en route vers le Var avec sa famille, partage ce sentiment. Bien qu'ayant conservé leur ancienne voiture thermique, il a rapidement calculé le coût d'un trajet de 900 kilomètres. Avec ma voiture diesel, je m'attends à débourser 650 euros ; avec l'électrique, cela ne devrait pas dépasser une centaine d'euros, explique-t-il, le sourire aux lèvres.
Le bruit familier des bornes de recharge se fond dans l'arrière-plan alors que Nicolas, un conducteur francilien, prend une pause. Avec quatre ans d'expérience dans l'électrique, il se remémore les aléas du passé liés aux stations-service. Les années passées, avec les pénuries, le choix de rouler électrique se révèle de plus en plus judicieux. Cela fait maintenant partie des habitudes de conduite, souligne-t-il.
La Côte-d'Or a pris le pas de l'électrique
La Côte-d'Or, avec près de 2 000 points de recharge, se positionne favorablement. Nicolas exprime son optimisme quant à la répartition croissante des bornes. Le maillage est déjà solide et continuera de s'étoffer, notamment sur les autoroutes.
Jean-Marc Jacques, représentant de l'association Bourgogne-Franche-Comté Mobilité électrique, affirme que le succès de l'électrique réside dans un besoin croissant : Nous avons vu le nombre de bornes doubler en trois ans, une tendance qui devrait s'intensifier au fil du temps. Il évoque des prévisions de 4 000 bornes d'ici 2030, un chiffre réalisable dans un département où la population est dense.
Les concessionnaires, comme Arnaud de la concession BYD à Chenôve, constatent une demande accrue pour les véhicules électriques. Avec les prix des carburants, les clients sont sensibles. Quand ils voient 2 euros le litre, l'option électrique, qui coûte trois à quatre fois moins, devient plus attractive.
Les voitures électriques sont idéales pour les familles qui ne parcourent pas de longues distances. Arnaud recommande cependant de garder une voiture thermique pour des trajets plus longs, permettant ainsi de réduire les arrêts de recharge. Les modèles hybrides, prisés pour leur économie, intéressent également de nombreux acheteurs, notamment dans une période où chaque euro compte.







