Une énigme judiciaire acharnée depuis plus de quarante ans refait surface. Jacqueline Jacob, grand-tante de Grégory Villemin, a officiellement déposé deux requêtes visant à annuler sa mise en examen. Cette décision, relayée par ses avocats Stéphane Giuranna et Alexandre Bouthier, fait écho à des accusations qui la pointent comme l'un des corbeaux ayant menacé la famille Villemin durant des décennies.
Les avocats invoquent « la prescription »
Les requêtes déposées auprès de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon demandent la reconnaissance « de la prescription de l'action publique », une démarche qui pourrait aboutir à l'annulation de la mise en examen. La date de l'audience reste à préciser.
Âgée de 81 ans, Jacqueline Jacob est au centre d'une affaire tragique : son neveu, Grégory Villemin, a été retrouvé mort dans la Vologne en 1984, alors qu'il n'avait que quatre ans. Son mari est le frère de la grand-mère de l'enfant. Pourtant, les soupçons qui pèsent sur elle, la qualifiant de corbeau, semblent infondés pour ses avocats, qui soulignent qu'elle « conteste fermement les faits » qui lui sont reprochés.
Une expertise penche pour plusieurs corbeaux
Les experts affirment qu'il y avait en réalité cinq corbeaux ayant menacé la famille, et Jacqueline Jacob est soupçonnée d'en faire partie. Les juges avancent qu'elle a également revendiqué le meurtre du petit Grégory, mais elle et ses avocats rejetent ces allégations avec force.
En octobre, Me Stéphane Giuranna avait qualifié cette mise en examen de « sans poids ». Il avait également annoncé des démarches d'appel. Me Alexandre Bouthier a rappelé les erreurs judiciaires passées, citant la première mise en examen de sa cliente en 2017, annulée plus tard pour vice de forme. Ces faits soulignent une justice parfois lente à apprendre de son histoire.
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