Lors d'une intervention sur RMC ce jeudi 16 avril, Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste et social à l'Assemblée nationale, a plaidé pour une baisse drastique de 50 % des prix des billets de train. Cette mesure serait une réponse immédiate à la crise énergétique actuelle, nécessitant une mobilisation de l'État pour atténuer les pertes potentielles des exploitants.
Alors que la hausse des prix du carburant demeure problématique, pourquoi ne pas opter pour des alternatives de transport plus durables ? C'est le message fort qu'a lancé Cyrielle Chatelain. En réduisant de moitié les tarifs des TER et TGV, l'élue estime que l'attrait pour le train pourrait considérablement croître, surtout pour les trajets quotidiens domicile-travail.
Dynamiser la fréquentation par une baisse des tarifs
Chatelain a cité des exemples de régions comme le Centre-Val de Loire et la Franche-Comté, où les tarifs des TER sont moins élevés, entraînant une fréquentation accrue. "On observe que là où les prix sont réduits, la demande augmente", a-t-elle déclaré avec conviction.
Actuellement, les TER affichent un taux de remplissage moyen de seulement 25 %, contrairement aux TGV souvent complets, ce qui soulève la nécessité d'un meilleur équilibre dans l’offre de transport.
Une initiative attendue pour l'économie ferroviaire
Le coût de cette initiative sur une période de deux mois est chiffré à environ 180 millions d'euros. L'État, en tant que garant du service public, devrait donc intervenir pour soutenir la SNCF et les régions, comme l'a souligné Chatelain qui a insisté sur l'importance d’absorber les pertes potentielles.
En parallèle, les députés écologistes ont également proposé un "kit anti-inflation", visant à taxer les superprofits des entreprises pétrogazières, dont les bénéfices ont explosé, atteignant près de 1,3 milliard d'euros en raison de la crise en cours au Moyen-Orient, comme rapporté par LCP.







