Un éleveur du Doubs, condamné pour la mort d'un poulain déposé dans un trou, devra faire face à des conséquences sévères. Ce drame, survenu en octobre 2025, a conduit à une interdiction définitive de détenir des animaux et à une peine de trois mois de prison avec sursis.
Le 4 octobre 2025, dans la petite commune du Russey, un poulain a été découvert vivant, difficilement respirant, et les pattes entravées. Malheureusement, malgré l'intervention des secours, il est décédé de déshydratation et d'hypothermie. Selon les gendarmes, le désespoir de cet animal était tragique et évitable.
Une malformation fatale
L'éleveur, né en 1961, possédait environ quarante chevaux et a reconnu avoir cru que le poulain était déjà mort, choisissant d'abandonner l'animal plutôt que de lui fournir des soins appropriés. “Il avait la mâchoire déformée et en s’éloignant de sa mère, il a commencé à dépérir”, a-t-il déclaré, justifiant son acte mortel.
Les représentants des organisations de défense des animaux, dont Christophe Gérard, ont contesté ces explications, l'avocat arguant : "Ce n'est pas simplement une erreur, mais un abandon délibéré. En le plaçant dans ce trou, l'éleveur a agi comme s'il s'agissait d'un bon débarras." La Fondation Brigitte Bardot a également dénoncé une irresponsabilité inquiétante chez celui qui ne sait pas s'occuper d'un animal malade.
Abandon volontaire
La procureure, Solène Nonnier, a souligné le manque de discernement de l'éleveur et a déclaré qu'il avait abandonné le poulain pour éviter de payer des soins. Bien que les accusations aient été requalifiées, ce procès met en lumière des problématiques éthiques concernant le bien-être animal en France.
La réaction de l'opinion publique est forte : la souffrance des animaux dans des contextes d'abandon et de négligence soulève des débats essentiels sur la législation en matière de protection des animaux. Ce cas pourrait bien inciter les législateurs à renforcer les lois contre la maltraitance animale.







