Des sous-vêtements féminins, « de toutes les couleurs et de toutes les tailles », ont été récupérés au domicile d'un résident de Mancenans, un petit village du Doubs, selon le parquet de Montbéliard. La gendarmerie a révélé qu'au cours d'une perquisition, environ 94 culottes ont été retrouvées, comme l'a rapporté France 3 Bourgogne-Franche-Comté.
L'histoire a débuté lorsqu'une habitante du village a surpris le quinquagénaire en pleine tentative d'intrusion chez elle. « Elle a eu la présence d'esprit de filmer la scène, et l'homme a pris la fuite », raconte Jérémy Lhadi, substitut du procureur de la République à Montbéliard. L'individu a été rapidement identifié et appréhendé.
Lors de sa garde à vue, les enquêteurs ont découvert chez lui des culottes qui, selon les autorités, « manifestement ne lui appartiennent pas ». Jérémy Lhadi a précisé qu'il ne s'agissait pas seulement d'une simple collection : « 94 sous-vêtements ont été catalogués. » Un appel à témoins a été diffusé pour retrouver les propriétaires de ces vêtements. Deux habitantes de Mancenans ont reconnu leurs sous-vêtements, mais n'ont pas souhaité porter plainte, souligne Le Parisien.
Soupçonné de faits similaires
À l'initiale, l'homme a nié avoir volé ces sous-vêtements, prétendant les avoir achetés. Toutefois, il a ensuite admis être déjà entré chez la victime pour voler d'autres culottes quelques jours auparavant et a reconnu avoir commis des actes similaires antérieurement, comme l'affirme Jérémy Lhadi.
Il reste encore à déterminer si des actes plus graves ont été perpétrés par ce quinquagénaire. À ce jour, le parquet de Montbéliard indique qu’aucun appareil électronique n'a été trouvé à son domicile et qu'il n'a pas de casier judiciaire. Une composition pénale sera prononcée, impliquant notamment l'obligation de réaliser un stage de citoyenneté.
À noter que les statistiques récentes du ministère de l’Intérieur montrent qu'en 2025, la France a enregistré 132 300 victimes de violences sexuelles, dont une très large majorité (85 %) étaient des femmes. Les hommes constituent 95 % des auteurs dans ces cas, selon une étude publiée fin février.







