Du 27 avril au 3 mai, la Semaine Européenne de la Vaccination met en lumière la nécessité d'une couverture vaccinale robuste parmi les adolescents et jeunes adultes, notamment contre le papillomavirus et les méningocoques. À Besançon, cette initiative mobilise des ateliers de prévention et de vaccination, offrant aux étudiants la chance de s'informer et de se faire vacciner. Le 29 avril, l'Université Marie et Louis Pasteur a accueilli une équipe dédiée à cette cause vitale.
Un besoin crucial : les étudiants se renseignent sur le papillomavirus
Françoise, une étudiante de 22 ans, a franchi le seuil du cabinet du service de santé avec une certaine anxiété. À sa surprise, Marion Charra, médecin à l'université, lui a proposé la vaccination contre le papillomavirus. Après l'injection, Françoise, originaire du Cameroun, s’est sentie apaisée. "C'est très important parce que j'étais plus prédisposée à avoir des maladies. Au Cameroun, le paludisme est fréquent, et si on ne se vaccine pas, on est facilement exposé. C'est donc nécessaire d'avoir une certaine immunité," a-t-elle déclaré.
La menace invisible du papillomavirus
La vaccination contre le papillomavirus est recommandée dès l'âge de onze ans, avec une possibilité de vaccination jusqu'à 26 ans pour ceux qui ont manqué leur chance durant l'adolescence. Aurélie Gaudel, à la tête du service de vaccination de la ville, a éclairé les étudiants sur la nature asymptomatique et invisible de ces virus, souvent contractés dans les dix premières années de leur vie sexuelle. "Le virus se transmet par contact cutané ou muqueux, et il est essentiel de sensibiliser nos jeunes," a-t-elle expliqué. Les étudiants présents se sont montrés souvent informés des vaccins, bien que peu conscients des risques liés au papillomavirus.
Selon l'Institut national du cancer, la France compte chaque année 7 130 nouveaux cas de cancers liés à ces infections virales, soulignant l'importance d’initiatives comme celle-ci pour préserver la santé des jeunes générations.







