Le mois d'avril 2026 a vu une montée des températures pouvant atteindre 27 degrés à Montbard, provoquant des craintes parmi les agriculteurs de la Côte-d'Or. Alors que cette chaleur peut sembler agréable pour les ballades, elle a eu des conséquences graves dans des régions comme la plaine de Saône et la plaine dijonnaise. Beaucoup de champs ont été touchés, avec des cultures sévèrement desséchées, comme l’indique un rapport de France 3.
Yannick Froidurot, un agriculteur de Billy-lès-Chanceaux, évoque un spectacle désolant : "c'est carrément cramé". Malgré cette situation préoccupante, il faudra attendre la moisson de juin pour évaluer les pertes exactes. Selon ses estimations, les rendements pourraient être réduits de moitié, voire des deux tiers. "Il faudrait entre 25 et 30 millimètres de pluie par semaine pour espérer un retour à la normale", prévient-il.
Cette année va être catastrophique
Pascal Guérin, un voisin qui pratique l'agriculture biologique, confirme également cette tendance inquiétante. Bien que ses céréales aient moins souffert, ses prairies ont été durement touchées, ce qui affectera l'alimentation de son cheptel pendant l'hiver. "La sécheresse a impacté toutes nos ressources", souligne-t-il, ajoutant qu'il espère des pluies à venir en mai.
Les défis que rencontrent ces agriculteurs ne se limitent pas à la météo. La conjoncture économique, marquée par une hausse des coûts de production et un prix du blé insuffisant, rend la situation encore plus précaire. Loïc Dumont, céréalier à Ouges, abonde dans ce sens : "Le moral n'est pas au beau fixe dans les exploitations agricoles. Il est clair que la situation devient extrêmement difficile." Dans un témoignage poignant, il regrette d'avoir repris l’exploitation familiale, alors qu’il était salarié : "Si je pouvais revenir en arrière, je le ferais sans hésiter. C'était un rêve de jeunesse, mais la réalité est bien plus dure que prévu".
Avec un été qui s’annonce déjà délicat, les agriculteurs de Côte-d'Or, comme ceux de toute la France, devront redoubler d’efforts pour faire face à des conditions climatiques de plus en plus imprévisibles.







