Les petits âmes de Nancy prennent soin de leurs doudous à l'hôpital des nounours

À Vandœuvre-lès-Nancy, des enfants apprennent à soigner leurs doudous pour apprivoiser le médical.
Les petits âmes de Nancy prennent soin de leurs doudous à l'hôpital des nounours
L'Hôpital des nounours à la faculté de médecine à Brabois à Vandœuvre-lès-Nancy a accueilli près de 700 enfants pour soigner leurs doudous. © Radio France - Océane Dupuis

Du 4 au 7 mai, la faculté de médecine de Brabois à Vandœuvre-lès-Nancy a accueilli l'initiative de l'hôpital des nounours. Environ 700 enfants de grande section de maternelle ont participé à cette expérience unique, ayant pour but d'aider les jeunes à appréhender le monde médical. L'hôpital des nounours propose aux enfants de venir avec leurs peluches pour les soigner, un projet conçu par les étudiants de l'association Carabins de la faculté, visant à dédramatiser l'expérience médicale.

"Le but est de sensibiliser les enfants aux soins, pour qu'ils aient moins peur des médecins, des vaccins et des piqûres," déclare Quentin Mignard, membre de l'association. Accompagnés de leurs doudous, les enfants ont consulté divers "médecins" pour identifier les problèmes de leurs jouets. Ils passent par un processus d'évaluation, où ils discutent avec les étudiants, donnant des détails sur les symptômes de leurs doudous.

Dédramatiser les visites médicales

Prenant part à cette initiative, les enfants se sont investis dans la simulation, allant jusqu'à cristalliser des problèmes tels que des jambes cassées ou des maux de ventre. "Ils sont responsables de leurs doudous, ils en prennent soin comme des parents," note Pauline Vayce, enseignante à l'école de Boudonville. Les doudous jouent ainsi un rôle de médiation, permettant aux enfants de mieux comprendre l'importance des soins de santé. "On utilise leurs doudous pour qu'ils comprennent que c'est pour leur bien et qu'ils aient moins peur quand ils vont chez le médecin," précise Quentin Mignard.

Un apprentissage pour les étudiants aussi

Les étudiants en 2e année de médecine, habituellement en stage auprès d'adultes, bénéficient aussi de cette expérience. "Aujourd'hui, ça nous entraîne à adapter notre langage, on parle avec des mots plus simples et moins spécifiques," explique Lisa François, d'une des équipes.

Cette initiative ne se limite pas aux soins physiques ; un service de psychologie est mis en place pour aider à explorer les émotions des enfants. "C'est important que les enfants sachent qu'ils peuvent parler. Quand un enfant se construit avec un mal-être, il ne peut pas grandir correctement," souligne Lina Bourgogne, étudiante en psychologie.

En somme, à travers l'hôpital des nounours, un message de bien-être est véhiculé, tant pour les enfants que pour les étudiants, préparant ainsi une future génération plus à l'aise face aux soins médicaux.

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