Cette année, les entrepreneurs de l'Yonne sont en plein élan de recrutement ! Avec environ 23.000 demandeurs d'emploi, plus d'un quart des sociétés du département (23 %) envisagent de recruter en 2026, représentant ainsi 10.730 projets d'embauche, selon une récente étude de France Travail sur les besoins en main-d'œuvre. Cette tendance, en hausse par rapport à l'année précédente, offre un éclairage optimiste sur le marché de l'emploi local.
- 1.000 postes à pourvoir dans la viticulture et l'arboriculture
- 530 postes dans les services à domicile
- 520 postes dans le secteur du libre-service
- 430 postes à pourvoir dans l'agriculture
- 320 postes d'attachés commerciaux
4 entreprises sur 10 rencontrent des difficultés de recrutement
Malgré une volonté manifeste d'embaucher, 40 % des entreprises éprouvent des difficultés à trouver des candidats, en particulier pour des professions qualifiées telles que coiffeurs, électriciens, maçons ou boulangers. "Actuellement, l'économie de l'Yonne se maintient," affirme Yann Picard, élu à la Chambre de commerce et d'industrie. "Cependant, le contexte géopolitique et l'inflation restent des préoccupations pour les chefs d'entreprise." Cette situation pourrait être exacerbée par les prévisions de la région qui, contraint à un ajustement budgétaire de 40 millions d'euros, prévoit de supprimer 1.700 places de formation.
En réponse à ces défis, des initiatives sont mises en œuvre pour former les candidats directement en entreprise. "Nous disposons désormais de dispositifs complémentaires qui visent à adapter la formation aux besoins spécifiques des entreprises," précise Picard.
Des métiers peu attractifs
Pour remédier aux difficultés de recrutement, France Travail propose des dispositifs tels que l'immersion professionnelle, permettant aux employeurs et candidats de se rencontrer. "C'est une façon de tester les compétences tout en limitant les engagements financiers pour l'employeur," souligne Cindy Beugnot, directrice de l'antenne Avallon-Tonnerre. Par ailleurs, une préparation opérationnelle à l'embauche est également mise en place. Ces formations internes d'une durée d'environ 400 heures permettent aux employeurs de bénéficier d'une aide pouvant atteindre 3.200 euros.
Cependant, certains métiers, en particulier ceux saisonniers dans l'hôtellerie ou la viticulture, rencontrent encore des difficultés d'attractivité. "Bien que la moitié de nos offres soient en CDI, une partie est toujours liée à la saisonnalité, ce qui complique les candidatures,” admet Beugnot. Les candidats recherchent souvent une stabilité d'emploi et une meilleure "visibilité pour s’installer durablement dans la région."
Face à ces enjeux, une collaboration entre entreprises et dispositifs de formation est essentielle pour garantir le développement économique et social de l'Yonne.







