Stéphane, 54 ans, représentant dans une mutuelle, incarne l'esprit des réservistes de la police nationale. Bien qu'il ne serve que deux jours par mois, son engagement est significatif. En uniforme, avec son Sig à la ceinture, il représente un lien essentiel entre la population et les forces de l'ordre.
Beaucoup de patrouilles pour police-secours
« Nous effectuons surtout des patrouilles en police secours. Nous pouvons également être affectés dans les tribunaux en cas d'assises », précise Stéphane, qui a récemment assisté à des procès très médiatisés. Ces journées de travail, à 60 euros net par jour, sont parfois intenses. "La réalité policière est souvent dure", ajoute-t-il. "Des interventions sur des violences conjugales ou des cas d'enfants maltraités peuvent être éprouvantes, mais ça forge notre caractère."
Une formation sur site très axée sur la pratique du tir et la sécurité
Pour rejoindre les rangs des réservistes, Stéphane a suivi une formation complète : "Après une trentaine d'heures en ligne, nous avons une formation pratique dans un commissariat, centrée sur le tir et la sécurité. C’est une expérience riche qui prépare bien à la réalité du terrain", confie-t-il.
En Franche-Comté, le nombre de réservistes est en hausse, avec environ 40 personnes dans le Doubs, dont 16 à Besançon. Comme le souligne Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale, ces réservistes sont précieux : "Ils participent à diverses missions, que ce soit pour la sécurité publique ou le service d'ordre", ce qui leur permet de s'engager activement tout en gardant leur emploi principal.
Des effectifs que la police nationale espère doubler
La police nationale aspire à doubler ses effectifs de réservistes. Pour s'inscrire, il suffit d'être en bonne forme physique et de réussir quelques tests psychologiques. Les détails de l'inscription sont disponibles sur le site officiel de la police nationale, ouvrant la voie vers une carrière enrichissante au service des autres.







