Le mois de mai rime souvent avec vacances pour de nombreux Français, mais cette période est aussi un défi pour l'Établissement Français du Sang (EFS). En effet, les jours fériés entraînent une diminution des dons, mettant ainsi les stocks en péril. Pour contrer cette tendance, l'EFS a lancé un appel urgent aux dons, espérant remplir ses réserves avant l'été.
À Dijon, l'engagement des donneurs est palpable. Bien que le soleil brille, une poignée de personnes attendent dans la Maison du Don. Parmi elles, Cédric, un habitué qui, comme il le dit joyeusement, est "un fervent adhérent de la maison". Ce Dijonnais donne son sang toutes les deux semaines, motivé par l'envie d'aider les autres, inspiré par des proches ayant bénéficié de transfusions.
Être fier de donner
"J'ai eu de la famille malade, et ils étaient reconnaissants de recevoir du sang et du plasma. C'est donc logique pour moi de donner, surtout en cette période où les dons sont plus rares", explique-t-il. Conscient que les congés font souvent oublier cet acte essentiel, il souligne l'importance de rappeler aux gens que chaque don compte.
Un autre donneur, Jérôme, partage ce sentiment. Après avoir reçu un appel de l'EFS, il a rapidement pris rendez-vous pour contribuer à ces efforts. "Donner, c'est un engagement citoyen," déclare-t-il. "Si je pouvais donner plus que toutes les huit semaines, je le ferais. C'est peu de choses pour moi, mais cela peut sauver des vies."
Jamais trop
Dans la salle où se déroulent les dons, deux types de machines sont installées : celles pour le sang et celles pour le plasma. Marie, une infirmière de l'établissement, insiste sur l'importance du don de plasma, encore méconnu de nombreux donneurs. "Nous manquons souvent de sensibilisation, alors que son utilité en médecine ne cesse de croître. Il est vital pour des traitements comme ceux liés aux maladies auto-immunes," explique-t-elle.
Le plasma est essentiel à la fabrication de médicaments, mais aujourd'hui, environ 70 % de ces produits en France proviennent de l'étranger. Sophie Skowronek, médecin de prélèvement à Dijon, s'attache à changer cette situation. "Nous visons à produire des médicaments localement, pour nos concitoyens," affirme-t-elle.
Alors que les stocks sont pour l'heure stables, la prudence est de mise. "Il est crucial de maintenir un flux constant de dons, car une baisse peut survenir à tout instant. Chaque semaine, notre objectif est d'assurer 230 à 250 dons de plasma et plus de 450 de sang," rappelle-t-elle.
La docteure conclut en rappelant que, malheureusement, il n'existe pas encore de substitut au sang humain. Au-delà des chiffres, chaque don a une réelle portée, avec le potentiel de sauver des vies. Alors, n'hésitez pas : passez à l'action et devenez un héros du quotidien.







