Ce mercredi 27 mai, une mobilisation s'est tenue devant la préfecture de Belfort, rassemblant ergothérapeutes, aide-soignants et personnels du social et médico-social, à l'appel de la CFDT. Les délégués syndicaux ont été reçus par le sous-préfet et une représentante de l'Agence Régionale de Santé (ARS). Ils réclament une revalorisation salariale et une meilleure reconnaissance de leur travail.
Une situation insoutenable pour les soignants
Parmi les participants, Anne, aide-soignante à Montbéliard, décrit une situation alarmante, exacerbée par la récente augmentation des prix des carburants. "La subvention que propose le gouvernement est insuffisante, car elle ne résout pas le problème de fond : nos salaires stagnent depuis cinq ans," explique-t-elle. Sa conviction est claire : "On veut une réelle augmentation de salaire, pas juste une aide ponctuelle". Face à cette pression financière croissante, elle constate également une désaffection progressive pour le métier, pourtant passionnant.
Des jeunes ergothérapeutes inquiets pour l'avenir
Lucie, une jeune ergothérapeute du centre de rééducation de Bretignier à Héricourt, souligne l'instabilité au sein des équipes de soins. "En seulement trois ans, une grande partie de l'équipe a changé, ce qui nous oblige à constamment former de nouveaux collègues," déplore-t-elle. Elle précise que cette turnover a pour conséquence une qualité de soins en déclin, avec des professionnels qui doivent gérer de nombreuses patients par heure.
Face à ce constat, Noémie, une jeune diplômée, rappelle l'importance de maintenir une continuité dans le suivi des patients. "De plus en plus de jeunes souffrent d'affections graves, et il est crucial que nous ayons assez de personnel pour les accompagner. Cela soulève vraiment des inquiétudes pour l'avenir," confie-t-elle.
Julie, collègue de Noémie, abonde dans son sens : "Pour améliorer cette situation, il faut d’abord reconnaître le travail de ceux qui s’investissent dans ce secteur, puis revaloriser les salaires afin d'attirer de nouveaux professionnels vers ce métier indispensable," insiste-t-elle. Les avis convergent : une mobilisation est nécessaire pour obtenir les changements tant attendus.







