L'université Bourgogne Europe a demandé à un expert d'évaluer un enseignement discuté par des étudiants et des enseignants. Ce cours, intitulé "culture de la recherche", soulève des préoccupations en mettant en avant des concepts tels que les effets placebo, les soins énergétiques et l'autoguérison.
Lors d'un séminaire qui s'est tenu le 24 avril dernier à Dijon, la question de la capacité de la pensée à influencer la guérison a été mise sur la table. Cet événement a été organisé pour préparer les futurs enseignants sous l’égide de l'INSPE, l'Institut national supérieur du professorat et de l'éducation.
Comme le rapporte Le Monde, des étudiants ont exprimé des inquiétudes quant à des "contrevérités scientifiques" énoncées lors de cette session. Les thèmes abordés, tels que l'effet placebo et la médecine alternative, ont été jugés comme relevant de la "pseudoscience" par certains enseignants.
"Plusieurs étudiants et enseignants ont fait part de leurs réserves concernant les contenus présentés lors de cette journée, estimant que certaines interventions n'étaient pas basées sur des faits reconnus par la communauté scientifique", a indiqué l'Université Bourgogne-Europe dans un communiqué.
Au-delà de ce séminaire, le malaise provient surtout d’un module appelé "culture de la recherche", enseigné dans le cadre du Master "MEEF Sciences et Vie de la Terre", dont certaines séances sont animées par une professeure qui aborde des thèmes sur la santé et la société.
Un expert pour trancher
En réponse aux inquiétudes, le président de l'université a ordonné, le 18 mai, une évaluation des contenus pédagogiques du module par un référent en intégrité scientifique de l'établissement. Cette mission aboutira à un rapport détaillant les recommandations nécessaires concernant ce cours.
L'administration de l'université a précisé : "Dans l'attente des conclusions de ce rapport, un administrateur provisoire a été placé à la tête de la formation pour assurer la qualité de l'enseignement et maintenir les standards scientifiques requis pour une formation universitaire." L'université a promis de tenir le public informé des suites données à cette affaire.







