Les événements prennent un tournant préoccupant à Montbéliard, où deux mineurs ont été placés en garde à vue après avoir participé à des affrontements avec la police ce mardi 26 mai, lors d'une manifestation organisée à proximité du lycée Germaine Tillion. Les tensions, qui ont éclaté au sein d'un groupe d'environ trente jeunes, ont conduit à plusieurs incidents violents.
Les jeunes interpellés, âgés de moins de 18 ans, ne sont pas des élèves de l'établissement en question. Le premier, un adolescent de 16 ans étudiant dans un lycée à Besançon, a admis avoir pris le train pour rejoindre Montbéliard et participer au blocus. En garde à vue, il aurait déclaré avoir lancé des pierres aux forces de l'ordre "sur un coup de tête", et un petit couteau a été découvert sur lui. À présent, il se trouve sous contrôle judiciaire, avec une interdiction d'approcher le lycée.
Le second mineur, âgé de 15 ans, est un Montbéliardais déjà connu des services judiciaires et qui vient d'être déscolarisé. Comme son camarade, il fait l'objet d'un contrôle judiciaire. Les auditions montrent une intention manifeste chez ces jeunes de "s'en prendre à la police", signalant une problématique sociétale plus large, selon les mots de Paul-Edouard Lallois, procureur de la République de Montbéliard.
En parallèle, les enseignants continuent de faire entendre leur voix, avec un piquet de grève prévu ce vendredi 29 mai devant le lycée. Les manifestations, qui ont commencé en réaction aux débordements de cette semaine, ont été généralement pacifiques, à l'exception d'un incident où un groupe de jeunes a lancé des mortiers, sans faire de blessés. Selon des sources locales, les enseignants et la communauté éducative espèrent obtenir des mesures de sécurité accrues pour protéger les élèves et le personnel.
Les deux mineurs arrêtés seront jugés cet automne par le tribunal pour enfants de Montbéliard. Ce cas soulève non seulement des questions sur la sécurité dans les établissements scolaires, mais aussi sur le climat social dans la région.







