Après presque un an de travaux, le chantier temporaire d'enrobage de l'A36, situé sur la zone industrielle de Bourogne-Morvillars, a récemment pris fin. Les habitants se réjouissent de cette nouvelle, tout en restant attentifs à l'avenir de leur environnement.
Les résidents de Bourogne et Morvillars, dans le Territoire de Belfort, respirent enfin un air plus pur. La société Trabet a achevé son projet d'usine temporaire d'enrobage pour l'A36, entamé à l'été 2025, et a récemment reçu l'aval des autorités compétentes.
Cette initiative, toutefois, avait été accueillie avec une certaine appréhension en raison de ses impacts environnementaux, notamment la pollution et le bruit. Le collectif EcoVigi 2 s'est mobilisé pour surveiller l'évolution du chantier et réduire ses effets néfastes sur les communes environnantes. À ce jour, le site est désactivé, apportant un certain soulagement aux riverains. Cependant, la vigilance demeure de mise face à d'éventuelles menaces potentielles.
Moins de nuisances que redouté
Pour Trabet, la fermeture du chantier représente une réussite formelle, comme l’exprime un représentant de l'entreprise à ICI Belfort-Montbéliard. Il ne reste plus que des silos vides sur le site, mais Jean-Christophe Poinas, président d'EcoVigi 2, souligne une problématique persistante : "Des cuves de gaz et des gravats doivent encore être évacués, ce qui n'est pas acceptable."
Cependant, il reconnaît que les nuisances ont été moins graves qu'anticipées : "La qualité de vie a été préservée grâce à la pression exercée et aux contrôles rigoureux que nous avons mis en place."
Incertitude sur la pollution invisible et l'avenir du site
Trabet, ayant produit plus de 120 000 tonnes d'enrobé, n'a reçu aucune plainte et se dit rassurée quant à l'absence d'incidences. Pourtant, pour Jean-Christophe Poinas, l'inquiétude perdure : "Nous espérons que les mesures post-chantiers confirmeront que l'intégrité des sols n'est pas compromise."
Les riverains, bien que soulagés, restent inquiets quant aux effets à long terme de ces travaux : "Nous sommes soulagés que les nuisances aient été moins importantes que prévu, mais la pollution invisible est difficile à évaluer." s'inquiète Alain, habitant de Bourogne.
Maintien de la pression pour un avenir sain
Le collectif EcoVigi 2 exhorte désormais Trabet à "restaurer le site dans son état initial." Jean-Christophe Poinas insiste sur l'importance de maintenir cette pression pour éviter que la zone ne devienne un lieu d'accueil pour des usines potentiellement nuisibles. Pour Trabet, cette opération reste un modèle de réussite, sans retards ni complications notables.







