L'attente semble interminable : le journaliste français Christophe Gleizes est détenu en Algérie depuis un an. Ses proches, ainsi que l'organisation Reporters sans Frontière (RSF), ont renouvelé leur appel à sa « libération immédiate » et à une grâce du président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Un soutien constant
« Voilà un an que Christophe Gleizes est injustement détenu », a déclaré Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, dans un communiqué. Gleizes, collaborateur de So Foot et de Society, est le centre d'un comité de soutien qui peine à voir son appel entendu.
Alors que le Mondial de foot 2026 se tient, une chaise vide à son nom l'y attend dans la tribune de presse, un symbole poignant de son exclusion de l'événement qui devrait être son terrain de jeu.
Un soutien inattendu lors du Mondial
À l'aube de l'ouverture du Mondial, Gianni Infantino, président de la FIFA, a exprimé l'espoir d'une grâce présidentielle qui permettrait à Gleizes de rejoindre ses collègues. Le tournoi a commencé le 11 juin et doit se terminer le 19 juillet.
Dimanche 28 juin 2026, son frère a enfin pu lui rendre visite à la prison de Kolea. Sylvie et Francis Godard, les parents de Gleizes, ont rapporté que « les conditions de détention sont acceptables », mais que « l'enfermement commence vraiment à lui peser ». Il ressent le manque de contact avec le monde extérieur, notamment avec l'actualité sportive qui l'anime tant.
Espoir d'une grâce présidentielle
Arrêté en mai 2024 lors d'un reportage sur la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), Gleizes a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Son chemin vers la liberté semble semé d'embûches, mais en mars 2026, il a décidé de retirer un pourvoi en cassation, espérant ainsi adoucir sa peine par une grâce présidentielle. Lors d'une récente décision, la justice algérienne a clos la procédure judiciaire pour des recours déposés par le parquet.
La famille garde espoir
Dans un communiqué, ses parents ont exprimé leur satisfaction face aux récentes évolutions judicielles en Algérie, tout en appelant à « ce que ces avancées aboutissent rapidement à une grâce présidentielle ». Ils attendent, « avec espoir et dignité, le retour de Christophe parmi nous », leur grand-mère, âgée de 102 ans, réitérant son souhait de revoir son petit-fils. Cette situation continue d’attirer l’attention et le soutien de nombreux acteurs de la société civile et des médias à travers le monde.







