Rochefort est en fête avec le dixième anniversaire de l’association Circule’R. Pour marquer cet événement, l'équipe, composée de salariés et de bénévoles, a réaménagé son nouvel espace, la matérianthèque. Normalement dédiée à la récupération de matériaux divers comme des pots de peinture ou des fauteuils, ce lieu s'ouvre désormais aux particuliers un vendredi par mois.
« Nous récupérons le matériel en bon état qui est destiné à être jeté, pour le stocker ici où d'autres peuvent venir le récupérer », explique Laure Gillet, animatrice de l’association. À l'occasion de cet anniversaire, le maire de Rochefort, Hervé Blanché, ainsi que des partenaires comme l'Ademe et divers entreprises adhérentes, étaient invités à célébrer autour d'un buffet de rencontres.
L'écologie industrielle à Rochefort
Ce nouvel accès à la matérianthèque marque un tournant, car, jusqu'à présent, seuls les adhérents pouvaient en bénéficier. Après deux ans de réhabilitation d’un ancien hangar de bus, l'espace est désormais situé près de la gare. Les stocks sont proposés à des prix solidaires, offrant aux Rochefortais l’occasion de contribuer à l'économie circulaire.
« Nous avons des journées bien chargées, oscillant entre manutention et événements comme celui-ci ! », plaisante Séréna Zylberbogen, chargée de projet chez Circule’R.
Lors de cette fête, d'autres associations locales ont également été sollicitées. Les Ateliers Partagés de l'Estuaire ont proposé un stand de réparation de matériel informatique tandis qu'Alter Gaïa a exposé leur vélo de collecte. Ces collaborations sont essentielles : elles permettent de récupérer les biodéchets de restaurateurs locaux pour les transformer en compost destiné aux agriculteurs de la région.
Actuellement, environ soixante entreprises adhèrent à Circule’R, avec des cotisations variant entre 100 et 1 900 euros, selon leurs besoins. Une cinquantaine de particuliers sont également membres, ayant la possibilité de récupérer du matériel deux fois par semaine lors des permanences. « L'écologie industrielle est à la mode, de plus en plus d'entreprises se montrent intéressées », affirme Laure Gillet, confiante dans l'avenir de cette initiative.







