Ce lundi, l’incendie qui sévit en forêt de Fontainebleau a déjà dévoré plus de 800 hectares, rendant nécessaire l'utilisation de moyens exceptionnels. La situation est d'autant plus préoccupante dans la région Île-de-France, où des interruptions de trafic ferroviaire sont à signaler.
La forêt de Fontainebleau, située à environ 60 km au sud-est de Paris, est en proie à un incendie dont l'ampleur est qualifiée d'« exceptionnelle ». Le Parisien rapporte que les autorités mobilisent des ressources sans précédent pour contenir cette catastrophe environnementale.
En visite sur le site ce lundi matin, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a évoqué un possible « départ volontaire » du feu : « Une dizaine de points de départs de feu ont été identifiés dans une zone de 1000 mètres », ce qui soulève des craintes quant à une origine criminelle.
Malgré les conditions difficiles, les pompiers, au nombre de 500, restent optimistes quant à la possibilité de maîtriser l'incendie dans la journée. « Nous espérons une baisse des températures la nuit venue », a indiqué le commandant Paul-Edouard Laurain du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS).
Deux avions bombardiers d’eau Canadair, déployés lundi, sont cruciales pour protéger des villages tels que Noisy-sur-École et Vaudoué, où plusieurs habitations ont dû être évacuées. « Grâce aux avions, nous avons pu protéger ces zones. Sinon, des évacuations massives auraient été inévitables », a déclaré le colonel Olivier Compta.
L’incendie a également provoqué de sérieux désagréments au niveau des transports. Dimanche soir, la SNCF avait signalé des retards importants allant jusqu’à six heures pour ses trains, tandis que des portions de l’autoroute A6 ont été fermées.
Pour le moment, la circulation ferroviaire sur la ligne Paris-Lyon semble retrouver un fonctionnement normal, bien que des retards soient encore à prévoir. Cela dit, le ministre Nuñez a mis en avant que l’été 2025 pourrait voir un bilan dramatique, avec 32.000 hectares déjà touchés en France.
Les autorités alertent sur les comportements humains, clairement incriminés dans la majorité des départs de feu. « Neuf incendies sur dix sont causés par des actes humains. Une simple négligence peut avoir des conséquences catastrophiques », a déclaré mardi le Président Emmanuel Macron.







