Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a annoncé la convocation de l’ambassadeur de Russie, Alexeï Mechkov, pour discuter d’une campagne de sabotage informatique.
Le gouvernement français a décidé d'agir face à une vaste opération de cyberespionnage orchestrée par la Russie. Dans une déclaration sur BFMTV-RMC, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a confirmé que l’ambassadeur serait convoqué dans les jours à venir suite aux révélations concernant cette campagne touchant plusieurs pays européens, dont la France.
Parallèlement, la France a accueilli ce lundi la « coalition des volontaires », un groupe d’alliés d’Ukraine dirigé par le Royaume-Uni et Paris, axé sur la préparation des garanties de sécurité contre potentiels assauts russes. Barrot a également annoncé que des sanctions seraient prochainement imposées contre neuf personnes et quatre entités jugées responsables de cette attaque, laquelle aurait été planifiée par le FSB, le service de sécurité fédéral russe.
En avril dernier, Jean-Noël Barrot avait déjà attribué plusieurs cyberattaques au renseignement militaire russe, accusant ce dernier d’adopter un modus operandi cyber-offensif, référencé sous le nom APT28. Un rapport de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a documenté des actions malveillantes entre 2021 et 2024 ciblant divers secteurs en France, notamment les ministères, la défense, ainsi que des infrastructures critiques comme les chemins de fer.
Le ministre français a souligné que la France disposait de moyens avancés pour détecter ces menaces. « Nous avons l'un des systèmes les plus élaborés en Europe pour contrer ces agressions hybridées provenant de Russie », a-t-il affirmé, en mentionnant les efforts de Viginum et de l’ANSSI pour protéger les processus démocratiques contre la désinformation.







