Après la viande, l'huile et le carburant, le prix de votre petit déjeuner s'inscrit également dans la spirale inflationniste. La baguette de pain n’échappe pas à ces hausses, un phénomène qui semble perdurer.
Des produits comme les pâtes, la farine et l'huile subissent également les effets de l'inflation, maintenant la baguette est touchée à son tour. Selon l'Insee, son prix a connu une augmentation de 4,5% en une année, passant d'une moyenne de 0,89 euro à 0,93 euro. Dans certaines boulangeries, les tarifs ont grimpé de 0,05 à 0,10 euro, ou même davantage selon les zones géographiques. Bien que ces augmentations puissent sembler minimes, elles s'accumulent rapidement, et d'autres hausses sont à prévoir.
L'inflation touche même les plaisirs d'été
Si vous comptez savourer une glace en bord de mer, préparez-vous à débourser plus. Ce rafraîchissement est également victime de l'inflation.
Qu'est-ce qui explique cette augmentation du prix de la baguette ?
L'inflation affecte tous les secteurs, y compris celui de la boulangerie. Dominique Anract, président de la Confédération nationale de boulangerie-pâtisserie française, a expliqué dans une interview que : "Le prix du blé a explosé, le Smic a augmenté, ainsi que les coûts de l'électricité". Tous les aspects de production, tels que les matières premières, l'énergie et l'emballage, prennent du poids dans le coût final. De plus, il précise que les coûts de production constituent entre 75 et 85% du prix de vente, où la main-d'œuvre représente 30 à 40%, et d'autres frais comme l’électricité, l’eau, et le loyer, environ 20%. La guerre en Ukraine accentue aussi ces augmentations, le pays étant l'un des principaux exportateurs de blé en Europe.
Des hausses de prix à prévoir
Malheureusement, ces augmentations semblent insuffisantes pour les boulangers. Pour ne pas éloigner une clientèle déjà affectée par l'inflation, ils se voient dans l'obligation de restreindre leurs marges. Dominique Anract a affirmé : "S'il fallait répercuter toutes les hausses, le prix d'une baguette atteindrait presque 1,30 euro". Alors que l'augmentation actuelle est jugée "tout à fait raisonnable", il attend une forte hausse dans les mois à venir.







