L'essentiel
Le maire de Nice, Éric Ciotti, a récemment annoncé un projet ambitieux visant à diminuer les charges fiscales qui pèsent sur les habitants de la ville. En rationalisant les dépenses liées aux privilèges des élus, il espère alléger significativement la pression fiscale sur la population, revenant ainsi à des niveaux plus acceptables.
Sur les quais du port de Nice, Éric Ciotti a présenté ce jeudi 23 avril sa stratégie financière. À partir de demain, il soumettra au conseil municipal une proposition visant à réduire les charges fiscales pour les citoyens, comme le rapporte Nice-Matin.
Pour financer ces mesures, le maire a élaboré un plan de coupes budgétaires estimé à plus de 60 millions d'euros par an. À titre symbolique, il mettra en vente 25 voitures de fonction, dont plusieurs ayant appartenu à son prédécesseur, Christian Estrosi. "Il en avait cinq, y compris deux voitures imposantes à Paris et deux autres à Nice", précise une source proche du dossier.
"On passe au régime sec"
Éric Ciotti vise à annuler l'augmentation de la taxe foncière introduite par Christian Estrosi, avec un objectif clair : une réduction de 4,4 points de cette taxe, ainsi qu'une baisse d'un point sur la taxe d'ordures ménagères.
Pour compenser la perte de revenus, la municipalité adopte une méthode de contrôle rigoureuse des dépenses. Les élus participeront au mouvement avec une diminution de leurs indemnités de 30 % pour la métropole et 12,7 % pour la ville. Les économies réalisées sont considérables : suppression de la gratuité du parking Corvesy, cessation de la sécurité personnelle du maire (240 000 euros) et annulation des frais de représentation du maire (33 700 euros) sont parmi les mesures adoptées.
De plus, la communication municipale ne sera pas épargnée, avec la fin de la publication du magazine de la Ville, entraînant une économie de 600 000 euros, et une réduction de moitié du budget des réceptions. "On passe au régime sec", affirme le maire, rappelant les frais « pharaoniques » de certaines dépenses passées, comme un dîner de gala pour l’Unoc qui avait coûté 220 000 euros.







