Où le prochain Président savourera-t-il son élection ?
Que ce soit en solo ou avec des amis, le premier repas du président élu fera couler beaucoup d’encre.
Les chefs sont déjà mobilisés. La table est réservée et les plats prévus. Au programme : une terrine de canard aux asperges en entrée, suivie d'un filet de bœuf sauce Périgueux accompagné de petites pommes de terre rissolées. Pour terminer en beauté, un fraisier est prévu en dessert. Le lieu choisi est le Central, un petit restaurant familial à la décoration rococo, situé à deux pas du centre culturel de Tulle, le quartier général de François Hollande. Ce sera son dernier repas avant l'annonce des résultats du second tour de la présidentielle. En cas de succès, le candidat du PS reste discret concernant le lieu de la célébration, indiquant qu'annoncer un endroit équivaudrait à se préparer à la victoire.
Attente des résultats
Nicolas Sarkozy, pour sa part, attendra les résultats au Palais de la Mutualité à Paris. Selon Stéphane Rozès, politologue, s'il est réélu, il devrait opter pour la simplicité en se dirigeant vers un lieu modeste ou en partageant un repas intime à l'Élysée, plutôt que dans des restaurants chics.
Historiquement, ces repas ont souvent pris une tournure symbolique. Le dîner de Sarkozy au Fouquet's en 2007 avait particulièrement défrayé la chronique. Le menu était simple, mais l'événement marquait une rupture avec les conventions. À l'opposé, Jean-Paul Chirac a opéré dans la discrétion après sa victoire en 1995, valorisant la modestie.
Un repas significatif
Le repas pris par le président élu devient ainsi un moment révélateur de sa personnalité. Judith Perrignon, journalistes et auteur, souligne que cela préfigure le quinquennat à venir. Plusieurs précédents témoignent de cette tendance. En 1974, Valéry Giscard d'Estaing a dîné en toute intimité à Royat, une expérience marquante pour un président souvent perçu comme isolé. D'autres, comme François Mitterrand, avaient un fort attachement à leur terre natale, faisant de chaque repas une célébration locale.
En somme, les soirées électorales, souvent emplies de festin et de célébrations, n'oublient pas les moments de défaite. Les dîners au QG peuvent se transformer en souvenirs d'échecs, mais ils demeurent éclairés par l'espoir et l'analyse du lendemain.
Régime de second tour
Julie Ferrez, ancienne coach du couple Bruni-Sarkozy, livre un conseil nutritionnel aux candidats : privilégier un repas riche avant le scrutin pour faire le plein d'énergie et favoriser le focus le jour J.







