Une centaine de professeurs, élèves et parents se sont réunis ce jeudi soir devant les grilles du lycée le Castel à Dijon. Ils dénoncent la diminution de la "dotation horaire globale" prévue par le rectorat pour 2026, qui impacte directement les conditions d'enseignement.
Suite à une grève marquante en mars, les enseignants poursuivent la lutte. Ce soir, une quinzaine d'entre eux s'apprêtent à occuper les lieux, certains prévoyant même de passer la nuit sur place. Les députés Catherine Hervieu (écologiste) et Pierre Pribétich (socialiste) viennent de les rejoindre pour exprimer leur soutien à cette cause.
Un cri de détresse : "Après les poules, les élèves en batterie ?"
Les banderoles déployées devant l'établissement interpellent : "Après les poules, les élèves en batterie ?" Cette phrase poignante révèle l'incohérence d'une réduction des heures d'enseignement, alors que certains élèves affirment que les effectifs ne cessent d'augmenter. Avec des baisses d'heures, la situation pourrait devenir préoccupante, avec des classes comptant jusqu'à 36 élèves en 6e générale d'ici 2026. Moins de cours signifie également moins d'accompagnement individuel, rendant la tâche de l'équipe éducative encore plus difficile.
Quel avenir pour le plus grand lycée de Côte-d'Or ?
Selon l'intersyndicale, un rendez-vous a eu lieu avec les représentants du rectorat en mars dernier. Bien que la rencontre ait été courtoise, elle n'a pas apporté de solutions concrètes, seulement des promesses d'ajustements possibles en juin. Si ces ajustements ne sont pas jugés suffisants par les enseignants, une grève pourrait être envisagée dès septembre, pour la rentrée 2026.
Les enjeux sont donc cruciaux pour le lycée le Castel et la communauté éducative, qui voient l'avenir se dessiner de manière de plus en plus inquiétante.







