Alors que la rentrée se profile, les propriétaires français s'apprêtent à recevoir leur avis de taxe foncière. Cette année, attendez-vous à une augmentation significative, dépassant largement l'inflation, avec une hausse d'au moins 7 %. Voici un panorama des dates essentielles et des variations attendues.
Disponibilité des avis de taxe foncière
Pour les contribuables non mensualisés, l'administration fiscale prévoit l'envoi des avis à partir du 30 août dans leur espace personnel sur le site des impôts. Les avis sous format papier, déjà en circulation depuis le 23 août, arriveront jusqu'au 26 septembre. En revanche, pour ceux bénéficiant de la mensualisation, les avis seront accessibles à partir du 22 septembre, avec les envois papier programmés entre le 18 septembre et le 6 octobre.
Date limite de paiement
La date limite pour le paiement de la taxe foncière pour les foyers non mensualisés est fixée entre le 15 et le 17 octobre. Pour les mensualisés, un prélèvement automatique se déroulera entre janvier et octobre, avec des ajustements possibles au mois de novembre et décembre si la taxe a augmenté.
- 15 septembre : prélèvement mensuel de septembre 2023
- 16 octobre : prélèvement mensuel d'octobre 2023
- 15 novembre : prélèvement du solde éventuel
- 15 décembre : prélèvement du solde éventuel
Pourquoi cette hausse de la taxe foncière ?
La forte augmentation de la taxe foncière pour 2023 découle d'une révision des valeurs cadastrales de 7,1 %, introduite par la loi de Finances votée l'automne précédent. Plus alarmant, certaines communes ont choisi d'appliquer des hausses bien plus conséquentes, allant jusqu'à :
- 52 % à Paris
- 25 % à Grenoble
- 14,3 % à Metz
- 10 % à Limoges
- 9 % à Lyon
- 4,5 % à Bordeaux
Vérifiez auprès de votre mairie, car environ 20 % des communes pourraient avoir approuvé des hausses supplémentaires, justifiées par les coûts croissants dus à l'inflation.
Conséquences d'un retard de paiement
Il est crucial de respecter les délais de paiement pour éviter une majoration de 10 % sur le montant dû, applicable en cas de retard de plus de 45 jours après la date de recouvrement. Si vous rencontrez des difficultés financières, vous pouvez solliciter un délai auprès de l'administration fiscale en fournissant une justification appropriée.







