Les boissons allégées en sucre pourraient ne pas être aussi bénéfiques qu'on le pense. Une étude récente met en lumière un lien potentiel entre leur surconsommation et un risque accru de dépression.
Les résultats de l'étude
Avec l'analyse de données tirées de 263 900 adultes américains âgés de 50 à 71 ans, les chercheurs ont évalué les comportements liés à la consommation de boissons sucrées entre 1995 et 1996. Dix ans plus tard, ces mêmes participants ont été interrogés sur d’éventuels diagnostics de dépression reçus depuis l’an 2000.
Les résultats montrent que ceux qui consommaient plus de quatre canettes de soda par jour avaient 30 % plus de risques de souffrir de dépression par rapport à ceux ne consommant pas de soda. Ce risque était particulièrement élevé parmi les amateurs de soda sans sucre, affichant une augmentation de 31 %, versus 22 % pour tous les types de sodas.
De plus, les buveurs de plus de quatre canettes de boissons aux fruits sans sucre avaient deux fois plus de risques d’avoir connu une dépression en comparaison avec ceux qui n’en consommaient pas.
À savoir pour la santé mentale
Ces résultats sont attendus lors du congrès annuel de l’Académie américaine de neurologie en mars prochain. Toutefois, il est important de préciser qu'aucune preuve d’un lien direct entre l’excès de consommation de boissons allégées et la dépression n’a été établie.
Le café : un remède potentiel ?
En contrepoint, les chercheurs ont également observé que la consommation d'au moins quatre tasses de café par jour était liée à une diminution de 10 % du risque de dépression. Selon le Dr Honglei Chen des National Institutes of Health, “le café est riche en caféine, un connu stimulant cérébral”, susceptible d’avoir un impact positif sur l’humeur.
Ce potentiel effet protecteur de la caféine a été documenté par des études, notamment celles menées par l'École de santé publique de Harvard à Boston. Les résultats démontrent que les femmes qui consommaient entre deux et trois tasses de café quotidiennement avaient environ 15 % de chances en moins de développer une dépression sur une période de 10 ans par rapport à celles limitant leur consommation à moins d’une tasse par semaine.







