Ce 4 juillet offre un contraste frappant entre le discours du président américain et le pape rendant hommage aux migrants de Lampedusa.
Par Luc Bourrianne
Deux figures américaines incarnent des conceptions distinctes du monde. Donald Trump, dans une démarche égotique, célèbre les 250 ans de l'indépendance de son pays, s'appropriant les festivités nationales pour sa propre gloire. Pendant ce temps, Léon XIV, dans un esprit universaliste, rend hommage aux migrants sur l'île italienne de Lampedusa.
Trump a bâti sa campagne électorale sur la lutte contre l'immigration clandestine, instaurant une police à la surveillance active dans les villes américaines. Sa rhétorique, souvent teintée de préjugés raciaux, l'a amené à remettre en question des principes fondamentaux du droit américain, tels que le droit du sol.
De son côté, Léon XIV s'inscrit dans la lignée de son prédécesseur, François, qui avait dénoncé en 2013 le phénomène de la « mondialisation de l'indifférence ». Aujourd'hui, Léon XIV souligne les maux tels que l'apathie à l'égard du bien commun, la corruption et un système économique qui favorise la pauvreté et l'exclusion. Il évoque également la peur qui nourrit les stéréotypes et le mépris envers les migrants.
Ces deux voix résonnent particulièrement en Europe, où les préoccupations migratoires alimentent le succès des partis populistes. Alors que l'Union européenne adopte des mesures plus strictes concernant la détention des migrants, se pose la question de l'inspiration que nous devrions suivre. Il ne s'agit pas seulement de nationalisme ou de croyance religieuse, mais d'un appel à l'humanisme, souvent négligé, particulièrement en ce qui concerne les victimes de la migration.
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