L'Ukraine a formellement démenti, samedi, les allégations de Moscou concernant la capture de Kostyantynivka, une ville cruciale dans la région de Donetsk. Selon Kiev, ce bastion militaire reste sous le contrôle des forces ukrainiennes.
Le porte-parole de l'armée ukrainienne, Andriï Kovaliov, a déclaré à l'AFP : "La situation est compliquée, mais nous gardons le contrôle de Kostyantynivka." Il a précisé que de petits groupes d'infanterie russes tentent de s'infiltrer, mais qu'ils sont repérés et neutralisés rapidement.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié les déclarations russes de "mensonges". Sur un front s'étendant sur plus de 1 000 kilomètres, les avancées russes restent limitées, notamment en raison de l'efficacité des drones qui compliquent les mouvements d'unités lourdes des deux côtés.
La stratégie militaire de Moscou se focalise sur Kostyantynivka, où des petites unités sont utilisées pour infiltrer les lignes ukrainiennes. Cette approche a été observée lors de la capture de Pokrovsk à la fin de 2025, et des sources militaires signalent qu’elle pourrait s’intensifier dans les jours à venir.
Kostyantynivka représente un verrou important avant d'atteindre les grandes villes de Kramatorsk et Sloviansk, libérées mais menacées. Les tensions s’accentuent alors que le président russe Vladimir Poutine a remercié ses troupes en uniforme militaire pour avoir pris une ville qu'il a jugée "stratégique".
Alors que le général Sergueï Roudskoï a soutenu que les forces russes sont présentes dans divers secteurs de Kostyantynivka, le ministère russe de la Défense a proposé une pause des bombardements pour mener une opération "humanitaire" en fin de semaine. Une offre que le Kremlin qualifie de "victoire" surgissant au milieu des combats.
Les négociations diplomatiques sont à un point mort, Moscou réclamant le retrait complet des forces ukrainiennes de Donetsk, ce que Kiev refuse catégoriquement. Dans un entretien, Poutine a évoqué les progrès russes devant son homologue américain, Donald Trump, antes de leur rencontre au sommet de l'OTAN en Turquie en juillet prochain.
Le conflit perdure avec des combats meurtriers, ayant fait de l'invasion de février 2022 le plus dévastateur en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Pendant ce temps, des attaques simultanées ukrainiennes ont également visé la Russie, notamment autour de Saint-Pétersbourg, où Moscou a promis des représailles similaires.
Les frappes ukrainiennes, intensifiées en réponse aux bombardements russes sur son territoire, confirment une escalade dans cette guerre déjà dévastatrice. Une frappe récente a blessé plusieurs personnes à Kramatorsk, soulignant la gravité de la situation humanitaire et militaire.







