Dans une lettre adressée aux organisations syndicales, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé le retrait provisoire de l'âge pivot dans le projet de loi sur la réforme des retraites.
Ce geste était attendu par la CFDT. Samedi 11 janvier, dans un courrier envoyé aux syndicats et employeurs, Édouard Philippe a affirmé que le gouvernement était "disposé à retirer" l’âge pivot de 64 ans tout en maintenant l'idée d'un âge d'équilibre à long terme.
Confiance dans les partenaires sociaux
Pour montrer sa confiance envers les acteurs sociaux et ne pas préjuger des résultats de leurs discussions, le chef du gouvernement a écrit : "Je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme qui fixait un âge d'équilibre de 64 ans en 2027, à partir de 2022." Une conférence dédiée à l'équilibre et au financement des retraites doit rendre ses conclusions d'ici fin avril 2020.
Le Premier ministre précise que les solutions proposées ne devront pas entraîner de diminution des pensions ni d'augmentation du coût du travail, écartant ainsi l'idée d'une hausse des cotisations, suggérée par Laurent Berger, le leader de la CFDT.
Un calendrier serré pour des conclusions
Ce calendrier exige que les conclusions de la conférence soient intégrées avant le vote du projet de loi, prévu en seconde lecture. Le texte sera examiné par le Conseil des ministres le 24 janvier et débattu au Parlement à partir du 17 février. Édouard Philippe propose également que Jean-Jacques Marette, ancien directeur général de l’Agirc-Arrco, préside cette conférence, comme le demandait la CFDT.
Satisfaction des syndicats
Les annonces ont permis de rétablir la communication avec la CFDT. Laurent Berger a salué ce geste comme une victoire, affirmant : "Nous avons obtenu le retrait de l'âge pivot, une avancée significative !" Le syndicat, décidé à participer activement aux discussions, vise à obtenir un système de retraite plus juste et solidaire.
Dans le même temps, une nouvelle journée de mobilisation a eu lieu à Paris, où des incidents ont éclaté. La CGT a estimé la participation à 150 000 personnes, insatisfaite par la concession concernant l'âge pivot et continue de réclamer le retrait total du projet de loi.







