Ce jeudi 2 avril 2026, une cinquantaine de retraités, membres des syndicats CGT et FSU, se sont rassemblés devant l'hôpital de Nord Franche-Comté à Trévenans. Leur objectif : attirer l'attention sur la récente hausse des frais d'hospitalisation.
À l'échelle nationale, les retraités étaient appelés à manifester pour dénoncer la baisse de leur pouvoir d'achat. À Trévenans, les membres de ce mouvement se sont mobilisés pour interroger patients, visiteurs et soignants sur l'état inquiétant de l'hôpital public, dénonçant la hausse du coût des soins.
Défendre l'hôpital public
Depuis le 1er mars, le forfait journalier est passé de 20 à 23 euros. Pour Christian Borne, retraité et membre de la CGT, cette augmentation est inacceptable : "Les Français qui n'ont pas de mutuelle se retrouvent pénalisés. Ce coût est énorme pour des personnes qui peinent déjà à joindre les deux bouts."
Les retraités espèrent que cette mobilisation mettra en lumière des problématiques plus larges affectant l'hôpital public. Philippe Violet, représentant du syndicat FSU, souligne : "Il y a un manque évident de lits et de personnel, les soignants souffrent d'une surcharge de travail." Il insiste également sur l'importance de leurs revendications : "En tant que retraités, nous voulons sensibiliser le public pour intégrer nos préoccupations dans les programmes des futurs candidats à la présidentielle."
En écho à cette mobilisation, plusieurs experts de la santé publique pointent également du doigt les enjeux de l'hôpital français. Selon une étude de Le Monde, ces augmentations de coûts, combinées à une diminution des ressources, menacent l'accès aux soins pour les plus vulnérables.







