Depuis 2013, le taux de chômage a été réduit de moitié dans l'Union européenne. Passant de 11,7 % au début de 2013 à 5,9 % en février, ce chiffre s'approche de son minimum historique de fin 2024 à 5,8 %, selon les statistiques d'Eurostat.
Cette tendance s'observe dans l'ensemble des pays de l'UE, bien que certains soient parvenus au plein-emploi tandis que d'autres continuent à faire face à un chômage structurel élevé, malgré l'amélioration générale des dix dernières années. La France, avec un taux de 7,8 %, se classe parmi les pays affichant le plus haut taux de chômage, bien que ce chiffre ait diminué de 2,5 points depuis 2016. Malheureusement, il a tendance à augmenter récemment, atteignant même 7,2 % fin 2024. Les entreprises sont plus hésitantes à embaucher, alors que la population active augmente.
Le conflit au Moyen-Orient pourrait aggraver la situation. Selon l'Insee, le pays pourrait voir son taux de chômage dépasser les 8 % d'ici mi-2026, un fait soulevé par Jean-Pierre Farandou sur TF1 : "Tout dépendra de la durée de la crise et de son ampleur."
"Nous savions qu'un léger accroissement du chômage surviendrait en fin d'année, mais à des niveaux raisonnables autour de 8 %. C'est un progrès par rapport aux 10 % habituels en chômage structurel," a-t-il précisé.
Les promesses d'Emmanuel Macron d'atteindre le plein-emploi semblent désormais compromises. Jean-Pierre Farandou souligne les défis posés par les relations commerciales avec les États-Unis et la Chine : "Le plein-emploi est difficile à atteindre dans ce contexte international."
Un chômage au plus bas en Pologne (mais pas que pour de bonnes raisons)
Pour les pays offrant de meilleures performances, la Pologne, la République tchèque et la Bulgarie affichent un taux de chômage le plus bas d'Europe à 3,2 %, considérée comme une approche de plein-emploi. La Pologne est un exemple frappant, affichant un dynamisme économique notoire, attirant les investissements étrangers et devenant un centre de production avancé en Europe.
Pourtant, derrière cet excellent taux de chômage se cache une réalité préoccupante : le déclin démographique. La Pologne, avec un taux de natalité inférieur à 1,1 enfant par femme, pourrait perdre quasiment 8 millions d'habitants d'ici 2060, selon l'Office polonais des Statistiques.
Finlande : une situation délicate
Vers le sud, les anciens pays du Club Med, comme l'Italie et la Grèce, montrent des trajectoires de baisse spectaculaires de leur taux de chômage, tandis que la Finlande, avec un taux de 10,4 %, fait face à une croissance fragile. Henna Busk, économiste, souligne les défis : "La Finlande souffre d'une croissance économique fragile, en raison de la faiblesse de la demande intérieure et de l'incertitude géopolitique. Le secteur de la construction connaît également un déclin à la suite de l'interruption des relations commerciales avec la Russie."
Malgré ces défis, la Finlande maintient une faible inégalité économique, une espérance de vie élevée et un système social protecteur. Elle est régulièrement citée comme l'un des pays les plus heureux au monde, malgré le taux de chômage élevé.







