Hier, Sébastien Lecornu a conduit deux rencontres distinctes avec les leaders politiques de Nouvelle-Calédonie, tentant de rassembler les forces séparées après le refus des Loyalistes de dialoguer avec le FLNKS, comme le rapportent nos confrères de Le Nouvel Obs. Ces discussions, tenues à Matignon et en visioconférence depuis le haut-commissariat à Nouméa, avaient pour but de faire le point suite au rejet par l’Assemblée nationale d'un projet de réforme clé concernant les accords de Bougival et Élysée-Oudinot.
Initialement, une seule réunion était prévue, mais moins de deux heures avant son début, les deux principaux partis non-indépendantistes ont décidé de boycotter, dénonçant la présence de Christian Tein, président du FLNKS, cité dans des enquêtes judiciaires sur des violences récentes. Le FLNKS, soutenu par Arnaud Cholet Leakava, a néanmoins confirmé sa participation, insistant sur l'importance de continuer les échanges, comme le souligne Libération.
Des échanges marqués par la discorde
Les deux sessions de discussion se sont révélées profondément clivées. La première a rassemblé les indépendantistes du FLNKS et certains partis centristes, tandis que la seconde a vu la participation des Loyalistes et des membres de Rassemblement-LR. Après le premier rassemblement, les représentants du FLNKS ont quitté la rencontre sans faire de déclaration à la presse, alimentant les doutes sur la productivité des échanges.
Calédonie Ensemble, de son côté, a critiqué les efforts gouvernementaux, qualifiant la démarche de naufrage et soutenant que la seule issue réaliste résidait dans l'organisation d'élections provinciales le 28 juin, date de référence fixée par la loi.
Le texte rejeté visait à inscrire dans la Constitution un statut spécifique pour la Nouvelle-Calédonie et à organiser un référendum d’ici le 26 juillet, une proposition qui a été largement contestée, notamment par les responsables du FLNKS. Celui-ci prônait une consultation populaire, alors que de nouvelles tensions se profilent à l'horizon.
Enfin, Sébastien Lecornu a déclaré sur les réseaux sociaux que le rejet de la motion apparaissait comme une « forme de mépris », tout en évoquant la possibilité d’un quatrième report des élections provinciales, une mesure qui avait provoqué des émeutes tragiques en mai 2024, marquées par 14 morts et une crise économique persistante.







