Le lundi, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz se trouve de nouveau à l'arrêt, conséquence d'un blocus orchestré par Téhéran et Washington, chacun exerçant une pression distincte. Ce blocage survient alors que les navires iraniens continuent d'éprouver la solidité des restrictions américaines.
Samedi, l'Iran a fait volte-face sur sa décision de rouvrir cette artère maritime vitale, réhaussant les tensions avec les États-Unis à l'approche de l'échéance de leur cessez-le-feu, théoriquement prévu pour expirer entre mardi et mercredi, heure de Téhéran.
L'Iran a justifié ce retour à un contrôle strict du détroit par le maintien du blocus américain sur ses ports, malgré un précédent annonce de réouverture. Des dizaines de navires de commerce ont réussi à franchir l'axe, avant que Téhéran ne ferme à nouveau le passage, menaçant de considérer tout navire approchant comme une cible.
D'après les données de la société de suivi maritime Kpler, seulement quatre navires ont réussi à passer dans les deux sens depuis dimanche. Parmi eux, le Nova Crest, un navire iranien sous sanctions américaines, a pris la direction du golfe d'Oman, tandis que l'Iran a également autorisé le méthanier Axon I à entrer dans le Golfe, se dirigeant vers les Émirats arabes unis, échappant ainsi au blocus.
Un autre navire, le G Summer, a traversé le détroit dans l'autre sens, sans faire escale en Iran, et a été suivi jusqu'à proximité de Mascate, à Oman. Enfin, le pétrolier Starway, battant pavillon panaméen et appartenant à une société chinoise, a également réussi à passer.
Suite à l'instauration du blocus, les forces américaines ont ordonné le retournement de 27 navires vers un port iranien, selon des informations rapportées par l'armée américaine. Les autorités américaines auraient également stoppé, dimanche, la progression du porte-conteneurs Shamim alors qu'il se trouvait près du port iranien de Chabahar.
D'autres navires, comme le vraquier Artman, un autre navire iranien, ont été redirigés vers ce même port. Bien que certains aient obtempéré aux directives américaines, Donald Trump a annoncé lundi via son réseau social que le porte-conteneurs Touska avait été arraisonné pour avoir ignoré les ordres d'arrêt.
Malgré une brève tentative de réouverture, plus de 750 navires commerciaux, dont environ 350 pétroliers et méthaniers, seraient actuellement bloqués dans le golfe, d'après les données de Bloomberg, amplifiant ainsi les inquiétudes sur l'impact économique de cette crise maritime.







