Spirit Airlines, célèbre pour ses tarifs réduits et ses avions jaunes, a cessé ses activités ce week-end, devenant ainsi la première victime du secteur aérien impacté par la guerre dans le Moyen-Orient. Les difficultés financières qui l'affectaient se sont intensifiées suite à l'augmentation vertigineuse du prix du kérosène, conséquence directe des tensions géopolitiques, comme l'indique la situation des compagnies aériennes en France.
Tous les vols prévus ce samedi ont été annulés, et Spirit a recommandé à ses clients d'éviter les aéroports, laissant de nombreux passagers dans l'incertitude. La compagnie souffrait déjà de problèmes financiers depuis plusieurs mois, mais la flambée récente des coûts du carburant a scellé son destin. Un projet de soutien de 500 millions de dollars proposé par l'administration Trump a été rejeté par les créanciers, illustrant l'impasse financière dans laquelle se trouvait la compagnie.
"Pour assurer la pérennité de l'entreprise, il aurait fallu des millions de dollars de liquidités supplémentaires que Spirit ne possède tout simplement pas", a expliqué Dave Davis, directeur général de la compagnie, dans une interview accordée à Bloomberg.
La liquidation imminente de Spirit Airlines entraînera la perte de milliers d'emplois, un coup dur pour le secteur aérien déjà touché par la crise. En représentant jusqu'à 5% du trafic aérien américain, Spirit contribuait à maintenir des tarifs compétitifs face aux grands acteurs du marché.







