Le président américain a déclaré dans une lettre aux législateurs que les hostilités avec l'Iran étaient désormais "terminées". Toutefois, il n'est pas "convaincu" par la récente proposition de Téhéran.
Donald Trump a exprimé sa "non-satisfaction" concernant une nouvelle offre de l'Iran visant à relancer les négociations de paix, lors d'une communication envoyée aux élus, vendredi 1er mai 2026. L'agence officielle iranienne Irna a rapporté que Téhéran avait transmis sa proposition au Pakistan, en tant que médiateur dans les négociations avec les États-Unis, sans précisions supplémentaires.
En déclarant "à l'heure actuelle, je ne suis pas satisfait par ce qu'ils offrent", Trump a souligné que les dirigeants iraniens semblaient être "désunis" et incapables de parvenir à un accord commun.
La guerre reste "une option" pour Trump
Pour le président américain, la possibilité d'une reprise des hostilités demeure une prérogative. Le commandant en second des forces armées iraniennes, Mohammad Jafar Asadi, a évoqué ce weekend que les preuves montrent que les États-Unis ne respectent aucun accord. "Une reprise du conflit entre l'Iran et les États-Unis est probable," a-t-il déclaré, selon des sources rapportées par l'agence de presse Fars.
Une source bien informée citée par Axios indique que la Maison-Blanche exige de l'Iran qu'il ne transfère pas son uranium enrichi pendant la durée des pourparlers.
Malgré un cessez-le-feu en place depuis le 8 avril, le climat de tension persiste dans la région. Trump a informé le Congrès que les opérations contre l'Iran étaient "terminées", bien que des présences militaires américaines demeurent, y compris le déploiement de plusieurs navires de guerre dans le Golfe.
Nouvelles sanctions américaines à l'horizon
Les négociations tenues à Islamabad le 11 avril se sont soldées par un échec. En retour, Washington a imposé de nouvelles sanctions sur les intérêts iraniens et a averti ceux qui paieraient des droits de passage à Téhéran qu'ils risqueraient des pénalités.
Le gouvernement américain a également approuvé la vente de systèmes de missiles Patriot au Qatar, ciblé par l'Iran lors des hostilités, tout en annonçant un retrait de 5 000 soldats stationnés en Allemagne dans l'année à venir.
Pour Téhéran, c'est une "bataille existentielle"
A Téhéran, les autorités restent fermes sur leur position. Gholamhossein Mohseni Ejeï, chef du pouvoir judiciaire, a déclaré que la République islamique ne se déroberait pas aux négociations, mais refuserait d'être forcée à accepter une ligne politique dictée par les États-Unis. Des experts, tels que Negar Mortazavi du Center for International Policy, affirment que le pouvoir iranien est à présent cohérent et solidaire : "C'est une bataille existentielle pour notre souveraineté".
Le climat économique en Iran est particulièrement difficile, avec une inflation rapide et un chômage élevé. Le guide suprême, Mojtaba Khamenei, a exhorté les entreprises à éviter le licenciement de travailleurs en période de crise. Les civils, comme Mahyar, 28 ans, partagent des témoignages de leur quotidien difficile et des conséquences des sanctions sur leur vie.
La situation est également tendue au Liban, où Israël a intensifié ses frappes contre le Hezbollah, un groupe soutenu par l'Iran, faisant plusieurs victimes dont des enfants, selon les autorités locales.
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