Ce mercredi 13 mai 2026, devant le siège de l’entreprise de propreté Atalian dans le quartier Cap Nord à Dijon, plusieurs salariés, accompagnés de la CGT, ont manifesté pour dénoncer des conditions de travail jugées intolérables. Fatima, agente d’entretien depuis une décennie, a fait part de sa frustration face à la nouvelle direction : « Des gens font des dépressions, d’autres démissionnent ». Atalian, qui opère sur plus d’une centaine de sites en France, emploie des agents d’entretien en sous-traitance à Dijon, mais la situation semble se dégrader rapidement.
Une autre salariée mobilisée, Ilam, a également exprimé son mécontentement face aux changements imprévus dans son emploi : « J'étais en poste à Dijon, et à présent, on me demande de me déplacer à Beaune, c’est inacceptable ». Elle envisage même de recourir aux prud’hommes, estimant qu'il s'agit d'une violation de son contrat de travail.
Des difficultés fréquentes dans le secteur
Aux côtés des travailleurs, Sawaa Jawad, la secrétaire générale de la CGT à Dijon, a souligné que ces problèmes ne sont pas isolés : « Chaque jour, des salariés viennent nous faire part de leurs souffrances ». Elle affirme que le secteur de la propreté est particulièrement touché par des conditions de travail précaires, affectant majoritairement des femmes ou des personnes en situation de vulnérabilité sociale. « Les salaires impayés et les charges de travail excessives sont des réalités inacceptables en 2026 », a-t-elle ajouté. Récemment, des salariés d'une autre sous-traitance, Arc-en-Ciel Bourgogne, ont également protesté pour des raisons similaires.
Les agents d'Atalian espèrent désormais obtenir une audience avec leur direction afin de faire entendre leurs revendications et de trouver une solution durable à ces problèmes alarmants.







