La Bourse de Paris a enregistré une belle progression ce jeudi, stimulée par la chute des prix du pétrole ainsi que le regain d'intérêt pour certaines valeurs historiques de l'innovation, après une correction sur le marché de l'intelligence artificielle à New York.
L'indice phare, le CAC 40, a grimpé de près de 100 points, atteignant 8.244,29 points, tout en récupérant des pertes de la veille où il avait chuté de 0,71% pour terminer à 8.150,42 points.
Les entreprises Capgemini (+6,61% à 104,20 euros) et Dassault Systèmes (+5,94% à 20,16 euros) ont majestueusement dominé les échanges, enregistrant les meilleures performances du jour. En revanche, STMicroelectronics a vu ses actions reculer de 2,58%, à 66,72 euros, ce qui souligne un tournant dans l'enthousiasme qui avait entouré l'IA en début d'année.
Cette dynamique a été influencée par le recul notable du fabricant de semi-conducteurs Broadcom à New York, qui, avec une chute de près de 13%, a mis en lumière une certaine défiance vis-à-vis des promesses de croissance liées à l'IA.
Kevin Thozet, conseiller portefeuille chez Carmignac, souligne que "les attentes des investisseurs sont particulièrement élevées. Ils reconnaissent l'importance de la croissance, mais demeurent vigilants sur son coût."
À l'échelle européenne, l'accalmie dans les cours du pétrole a également influencé ce rebond. En effet, aucune avancée significative n'a été rapportée concernant la réouverture du détroit d'Ormuz, ce qui continue de susciter des inquiétudes sur l'approvisionnement et les pressions inflationnistes.
Sur le front géopolitique, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a revendiqué une "défaite cuissante" des États-Unis et d'Israël dans leur conflit avec Téhéran, alors que les négociations de paix butent sur des questions délicates, dont celle du Liban.
À la fin de la journée, le prix du Brent a subi une chute significative de 3,23%, se négociant autour de 94,65 dollars le baril, tandis que le WTI américain a affiché une baisse encore plus marquée à -3,80%, atteignant 92,37 dollars.
Malgré cette situation, l'agence de notation Fitch a exprimé des craintes quant à l'impact de cette crise pétrolière sur la croissance mondiale, abaissant ses prévisions de 0,2 point pour les porter à 2,4%.







