Et si Disney et Apple avaient uni leurs forces? Des rumeurs persistantes entourent depuis longtemps cette hypothétique alliance, qui aurait pu transformer l'industrie du divertissement. Alors que Steve Jobs, le cofondateur d'Apple, était le plus grand actionnaire individuel de Disney avec environ 7 % de ses actions suite à l'acquisition de Pixar, des liens étroits entretenus entre Iger et Jobs laissaient entrevoir cette connexion.
C'est à travers un entretien avec le Financial Times que Bob Iger a mis un terme au mystère entourant ces discussions. "Nous avons eu des conversations avec Apple à ce sujet," confiait-il, affirmant qu'une telle fusion aurait pu être "véritablement transformationnelle pour les deux parties".
Apple n'a pas montré beaucoup d'intérêt
Iger a souligné que cette alliance aurait pu mener à la création d'un géant du divertissement aux ambitions partagées. Cependant, il semble qu'Apple n'ait guère été réceptif, laissant planer de nombreuses questions. Les spéculations sur une fusion entre ces deux entités remontent à 1998, au moment où Jobs était aux commandes d'Apple, alors en difficulté financière. Ce fut alors Disney qui était pressenti comme acquéreur, tandis que dans les années 2010, c'est Apple qui semblait en position privilégiée grâce à ses revenus générés par l'iPhone.
Examinant ces rumeurs, les médias soulignaient souvent des facteurs favorables : des valeurs d'entreprise alignées, des visions communes et une complémentarité dans divers domaines. En novembre 2019, Apple s'est imposé comme un nouveau concurrent de Disney avec le lancement d'Apple TV, une plateforme de SVOD. Bien que Disney+ soit mieux établi, il existe des points de contact entre ces deux géants du divertissement.
Pour Disney, acquérir Apple aurait pu ouvrir la voie à de nouvelles opportunités de développement, que ce soit dans le domaine du cinéma, des parcs d'attractions ou des innovations technologiques.
Racheter Twitter pour distribuer des contenus
Dans ce contexte, il n'est pas surprenant que Bob Iger ait également envisagé d'acheter Twitter, devenu sous la direction d'Elon Musk un outil stratégique. Lors de son entretien, Iger a révélé qu'il avait presque concrétisé un achat de Twitter à un prix attractif, évoquant l'idée de transformer cette plateforme en un canal de distribution pour le contenu de Disney. Pourtant, une crainte soudaine d'une "terrible distraction" l'a conduit à abandonner le projet juste avant la signature.
Ces révélations marquent un tournant dans la perception des stratégies des grandes entreprises technologiques et de divertissement, et soulignent l'importance des décisions qui peuvent modeler l'avenir des industries créatives.







