En 2025, la production agricole en France a enregistré une progression de 4,7% en valeur par rapport à l'année précédente, marquée par un regain des volumes et des prix, selon un bilan provisoire de l'Insee publié mardi.
Rappelons qu'en 2024, le secteur avait été durement touché, affichant une baisse de 8,4% en valeur, surtout en raison d'une chute de production dans les filières céréalières et viticoles, après une période de forte demande due à la reprise économique post-Covid et aux impacts de la guerre en Ukraine.
Les chiffres de 2025 laissent entrevoir un rebond, avec une augmentation de 2,2% des volumes et de 2,4% des prix, comme l'indique l'Institut national de la statistique.
La production animale se distingue particulièrement par une hausse significative de 10,1% en valeur, portée par l'augmentation des prix des oeufs et des bovins, bien que les volumes demeurent presque stables à +0,7%.
Du côté de l'agriculture végétale, une reprise est observée avec un accroissement des volumes de +3,9%, mais la valorisation reste limitée à +1,6% à cause d'une pression sur les prix liée à l'abondance mondiale de céréales.
En 2025, les volumes des récoltes céréalières en France ont grimpé de 17,6%, un résultat significatif attribué à un été chaud et sec favorable à la production.
La production viticole a également enregistré un rebond de +5,9% en volume, notamment grâce à une bonne récolte de champagne, augmentant de 18,9%, tandis que les autres vins d’appellation affichent +3,1%. Cependant, les vins sans appellation subissent une baisse de -3%, impactés par la canicule et l'arrachage de certaines parcelles dans le Sud, d'après le bilan.
Cet aperçu de la production agricole ne prend pas en compte les subventions, en particulier celles de la PAC européenne, et peut ainsi ne pas refléter l'ensemble des revenus des agriculteurs.
Pour le syndicat FNSEA, bien que cette amélioration soit notée, notamment avec une hausse de 32% du résultat net par actif non salarié en 2025, il met en garde contre un « trompe l’oeil », soulignant que cette embellie suit une année 2024 catastrophique.
« Les chiffres ne reflètent pas non plus la diversité des situations... de nombreuses exploitations, en particulier dans les zones intermédiaires, se trouvent en grand danger face à la pression économique, climatique et géopolitique », souligne le syndicat, plaidant pour une attention accrue aux défis à venir.







