Un conseiller RN de la commune de Saint-Avold, en Moselle, a annoncé sa démission du conseil municipal, un acte qui fait grand bruit dans la ville de 15.000 habitants, récemment conquise par le parti de Marine Le Pen. Cette décision fait suite à la diffusion d'une vidéo où il apparaît en train de chanter l'hymne pétainiste « Maréchal nous voilà ».
Dans cette vidéo, partagée par Christian Porta, candidat à gauche aux dernières municipales, Ethan Wagner, 20 ans, écoute l’hymne à plein volume tout en chantant quelques paroles. Il a présenté ses excuses, qualifiant cet incident d'« erreur de jeunesse » et a exprimé son regret dans un message sur Facebook.
Un rejet fort de l'extrême droite
L'élu a insisté sur le fait qu'il ne partage aucune idéologie d'extrême droite, affirmant : « Je rejette évidemment toute idéologie d’extrême droite et ne me reconnais en rien dans les valeurs du régime de Vichy, qui a constitué une honte pour la France. » Il a également souligné son attachement au gaullisme et à la croix de Lorraine.
La vidéo, tournée il y a plus de deux ans, a provoqué des réactions vives dans la classe politique. Harcelé par les critiques, Wagner a souligné que sa collègue, Océane Simon, présente sur la vidéo, a immédiatement désapprouvé la situation. « Elle n’a rien à voir avec cette affaire et a fermement condamné cette attitude », a-t-il déclaré.
Le maire de Saint-Avold, Hervé Simon, a déclaré qu'il aurait demandé la démission de Wagner de toute façon, qualifiant son comportement d'« inadmissible ». D'après lui, cette vidéo n'est qu'un règlement de comptes politiques, mais il reconnait que cela ne doit pas ternir l'image du Rassemblement national, ni celle de la mairie.
Selon des sources locales, cet incident soulève des préoccupations plus larges concernant l'image du RN en France, surtout en période électorale. La responsabilité de tels comportements au sein des élus est de plus en plus scrutée par les électeurs, ajoutant une pression sur les partis politiques pour qu'ils se distancient de toute forme de radicalisme.







