La Mission Locale Jeunes de Nîmes Métropole, qui a souffert d’un déficit important en 2023, est en phase de redressement et peut continuer à soutenir les jeunes de 16 à 25 ans.
Atteinte par un déficit de plus de 1,2 million d'euros l'été dernier, la Mission Locale Jeunes Nîmes Métropole, parmi les cinq existant dans le Gard, a partagé son optimisme avec le président délégué Frédéric Escojido et la directrice Melynda Maufroid. L'année 2025 s'annonce d’ores et déjà positive avec un chiffre d'affaires de 500 000 euros, et ce, malgré une réduction de 13 % des subventions de l’État, représentant moins de 550 000 euros entre 2025 et 2026, comme l’a souligné Frédéric Escojido.
Cette période marque également la fin de mission pour le président à l’approche de l’élection du nouveau conseil communautaire le 14 avril, puisque le président de l’Agglo assumera désormais la direction de la Mission Locale ou déléguera cette tâche à un élu. Bien que la structure dispose d’une trésorerie de deux mois, le climat reste délicat. En 2023, des aides avaient été octroyées par la Ville, l’Agglo, la Dreets (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités), et la Région.
5 414 jeunes accompagnés en 2025
Face à un déficit structurel, la mission a dû ajuster son effectif, passant de 123 à 66 salariés, avec des départs et des CDD non-renouvelés. La direction a observé plusieurs doublons, permettant de réorganiser les services pour mieux répondre aux besoins des jeunes.
Des économies structurelles de 122 000 euros ont été réalisées. "Nous avons instauré un référent unique, favorisant ainsi clarté et efficacité", a noté Melynda Maufroid. Elle a également précisé que "5 414 jeunes ont été accompagnés en 2025, fruit de la loi Plein emploi", s'intégrant dans un réseau comprenant France Travail. Les chiffres de l'insertion sont encourageants : 1 359 jeunes ont trouvé un emploi, 408 sont en alternance, 764 ont intégré une formation, et 1 870 en PACEA (Parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie).
Un bon taux d’accroche des jeunes des Quartiers Politique de la Ville
La Mission Locale s’intègre activement dans le Service public de l’emploi renouvelé, participant aux Comités Locaux pour l’Emploi. "Elle est un maillon clé dans la coordination des acteurs de l’emploi et de l’insertion". 45 % des jeunes de 16 à 25 ans trouvent une solution grâce à son aide. Melynda Maufroid se réjouit d’un "excellent taux d’accroche auprès des jeunes des Quartiers Politique de la Ville, atteignant 33 % parmi ceux accueillis". "Notre engagement repose sur une collaboration étroite avec le tissu associatif".
Les jeunes bénéficient d'une aide dans divers domaines comme la santé, le logement, l'engagement citoyen, le soutien à la lutte contre le décrochage scolaire et l'autonomie. Près de 4 millions d'euros d'allocations ont été versées aux jeunes l'année dernière par l’ASP (Agence de services et de paiement). La MLJ organise également des événements, comme celui prévu le 9 avril, centré sur les métiers en tension dans le secteur de l'aide à la personne, spécifiquement pour les 16-25 ans.
Pour aller de l’avant, le président sortant souligne l'importance d'adosser chaque initiative à un financement structurel. Bien que la Mission Locale puisse s'appuyer sur ses fonds propres, cela reste insuffisant. Malgré des signes de redressement, la situation demeure précaire et nécessite une attention soutenue.







