Les prix s'envolent : les États-Unis en tête du G7 avec une inflation de 4,2%

L'OCDE alerte sur un choc inflationniste mondial propulsé par le conflit au Moyen-Orient.
Les prix s'envolent : les États-Unis en tête du G7 avec une inflation de 4,2%
L'OCDE met en lumière les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient, entraînant une inflation mondiale.

La situation géopolitique au Moyen-Orient redessine les contours de l'économie mondiale. D'après les dernières analyses de l'OCDE, le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran pourrait provoquer une forte hausse des prix, atteignant 4,2 % aux États-Unis pour l'année 2026, un chiffre alarmant qui les place en tête du G7.

Pour rappel, lors du choc inflationniste précédent, en 2022, les prix avaient crû de 8,2 % en moyenne aux États-Unis, suivis d'une augmentation de 5,7 % en 2023, avant de redescendre à 2,8 % en 2024.

La pression inflationniste impactera plusieurs pays, mais à des niveaux variés : le Royaume-Uni subirait une inflation de 4 % (3,4 % en 2025), l'Italie verrait les prix grimper de 2,9 % (1,6 % en 2025). En revanche, la France se démarquerait avec une inflation de seulement 1,8 % (0,9 % en 2025), la plus faible parmi les nations du G20, après la Chine.

"Dans les économies avancées du G20, l’inflation globale devrait être de 4 % en 2026, soit 1,2 point de pourcentage de plus qu’escompté initialement, avertit l'OCDE, avant de se stabiliser à 2,7 % en 2027 grâce à une normalisation des tensions énergétiques."

Ce nouveau choc inflationniste trouve son origine dans l'augmentation des prix de l'énergie, où le pétrole et le gaz naturel ont enregistré des hausses significatives après le début du conflit fin février, impactant également d'autres matières premières stratégiques.

Croissance de 0,8% en France

Les craintes d'un ralentissement économique sont palpables. L'OCDE souligne des "risques considérables" si les perturbations actuelles s'intensifient. Bien que l'issue du conflit reste incertaine, une prolongation des tensions pourrait engendrer des hausses des coûts pour les entreprises et un affaiblissement du pouvoir d'achat.

Au-delà des secteurs énergétiques, d'autres industries critiques telles que celle des engrais, dont 34 % des exportations proviennent du Golfe, sont également en danger. L'OCDE prévient qu'une crise prolongée pourrait conduire à des pénuries et nuire à la croissance mondiale.

Quant aux États-Unis, cette pression inflationniste est attendue pour freiner l'activité économique. Les prévisions de croissance s’établissent à 2 % cette année, avec un ralentissement à 1,7 % d'ici 2027. Cette dynamique est bien moins optimiste par rapport aux projections précédentes.

La croissance mondiale devrait s'établir à 2,9 % en 2026, en baisse comparativement à 3,3 % l'année précédente, avec une légère reprise prévue en 2027.

En France, on s'attend à une croissance de 0,8 % cette année, en ligne avec les prévisions pour 2025.

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