Ce vendredi 27 mars, le tribunal des activités économiques de Paris a décidé de placer l'association Asalée en redressement judiciaire. Cette décision a suscité un soulagement parmi les 2 000 infirmiers salariés qui redoutaient une liquidation. "C'est un soulagement", confie Hélène, infirmière salariée depuis quatre ans près de Besançon.
L'association a maintenant six mois pour mettre en œuvre les changements requis par l'Assurance Maladie. Elle devra collaborer avec deux médiateurs pour espérer signer une nouvelle convention. En effet, l'Assurance Maladie avait précédemment dénoncé un "manque de transparence" dans la gestion d'Asalée, se basant sur un rapport de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) daté de juillet 2025.
La priorité actuelle est de régler les salaires dus aux employés qui n'ont pas été rémunérés depuis janvier. Laurianne, infirmière travaillant pour l'association depuis sept ans, reste optimiste : "Le combat n'est pas fini, nous voulons nous battre pour ce modèle." Hélène ajoute que cette situation pourrait mener à une meilleure organisation : "Nous espérons que ces six mois permettront de rétablir la communication avec la CNAM et de signer une convention sécurisante pour les trois prochaines années."
Les retombées de cette situation pourraient permettre aux professionnels de santé d’obtenir une structure plus pérenne. Ils attendent de voir comment les nouveaux mandataires vont guider l’association dans cette période critique. Mais l'espoir d'un avenir meilleur pour les infirmières d'Asalée existe bel et bien.







