Les coûts de restauration de l’arche du sarcophage de Tchernobyl, endommagée l’an dernier par une attaque par drone, sont évalués à plusieurs centaines de millions d’euros. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a récemment déclaré que ces réparations s'élevaient à « environ 500 millions d’euros ». La structure métallique mise en place en 2016, qui recouvre l’ancien réacteur de la centrale nucléaire, a subi des dommages considérables suite à une frappe russe en février 2025.
« Ce soir, nous avons présenté le premier bilan financier des destructions causées par ce drone, qui se chiffrent à environ 500 millions d’euros », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse, à l'issue d'une réunion des ministres du G7. Le ministre a affirmé que le G7 devrait se positionner comme un « catalyseur pour lever des fonds », en collaboration avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
Une réparation "indispensable"
Ce drone, soupçonné d'appartenir aux forces russes, a causé un « incendie majeur dans le revêtement extérieur » de l'arche, comme l’a rapporté l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le 5 décembre dernier. Une inspection a confirmé les dégradations et, selon Rafael Grossi, directeur de l’AIEA, « l’arche a perdu ses fonctions primaires de sécurité, notamment en ce qui concerne ses capacités de confinement ». Néanmoins, il a rassuré en affirmant qu'aucun dommage permanent n’avait été constaté dans les structures porteuses et les systèmes de surveillance.
Des « réparations temporaires limitées ont été réalisées sur le toit ». Toutefois, les experts de l’AIEA insistent sur le fait qu’une « restauration complète et rapide est indispensable pour éviter toute dégradation supplémentaire et garantir la sécurité nucléaire à long terme ».
Il est essentiel de rappeler que Tchernobyl est le site de la pire catastrophe nucléaire de l'histoire, survenue en 1986 lors de l’explosion du réacteur. Les enjeux de sécurité entourant ce site demeurent cruciaux.







