Le conflit au Moyen-Orient a entraîné une augmentation drastique des prix du carburant, poussant ainsi de nombreux voleurs à lancer des attaques ciblées. Les victimes principales comprennent les entreprises de transport, du bâtiment et de l'agriculture.
Un transporteur, ayant récemment subi un vol de 2 000 litres de gazole, témoigne des difficultés croissantes : « Nous avons installé des bouchons anti-siphonnage, mais les voleurs trouvent toujours un moyen. » Cette année, les incidents de siphonnage ne cessent d’augmenter, une vraie double peine pour les transporteurs qui doivent faire face à la hausse des prix et au vol continu de leurs ressources.
Les alertes des autorités se multiplient. Selon les gendarmes, des bandes organisées sont derrière ces vols. Leurs méthodes sont de plus en plus sophistiquées, rendant difficile la protection des camions. Un avis partagé par Sandra Panet, déléguée régionale de la Fédération des transports routiers, qui souligne qu’« à chaque hausse des prix, les vols s'intensifient. »
Au-delà des pertes financières, c'est la sécurité des transporteurs qui est compromise. Un gérant d'une entreprise de transport du département du Belfort remarque : « Ce vol fait désormais partie de nos réalités professionnelles. » La plupart des transporteurs se retrouvent désillusionnés face à la problématique.
Les gendarmes incitent toutes les entreprises à redoubler de vigilance. Récemment, une arrestation a été réalisée dans le Gard, où deux individus ont été interpellés pour siphonnage en flagrant délit. Cependant, ces cas restent rares, et nombreux sont ceux qui choisissent de ne plus porter plainte face à la lenteur et l'inefficacité des procédures judiciaires, comme le souligne Elvis Gutic, qui a décidé que « porter plainte ne sert à rien. »
Les conséquences de ces vols ne sont pas à prendre à la légère. Néanmoins, en France, le vol de carburant peut mener à des sanctions sévères, pouvant atteint jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.







