Les quatre salariées de la structure ont tenu un piquet de grève le 31 mars 2026, dénonçant des conditions de travail difficiles et un épuisement professionnel croissant.
Ce mardi 31 mars 2026, environ une vingtaine de personnes ont participé au piquet de grève organisé par les salariées de la CGT du Planning familial 41, devant l'Abri Gisèle-Halimi. Ce rassemblement visait à attirer l'attention sur des problèmes systémiques et à revendiquer de meilleures conditions de travail, essentielles pour faire face à la surcharge de travail.
Les grévistes font état d'un nombre alarmant de démissions causées par l'épuisement professionnel, la dernière étant survenue il y a à peine un mois, laissant ainsi le service d'accueil de jour, Artémisia, sans personnel. Ce désert humain engendre des préoccupations quant à la continuité des services offerts.
« Manque de considération »
Laure Lagresa, l'une des salariées, souligne un « manque de considération pour les demandes de terrain et leur travail ». Les quatre salariées réclament une revalorisation salariale de 6 %, le recrutement de deux nouveaux emplois pour l'accueil de jour, ainsi que la création d'un second poste de conseillère conjugale et familiale. Elles exigent également la présence de salariées pour assurer le bureau.
Les inquiétudes se sont intensifiées lors de la grève, lorsque les salariées ont appris par des bénévoles et un courriel de la trésorière qu'un certain nombre de membres du conseil d'administration avaient démissionné. Cette situation remet en cause la stabilité et l'avenir du Planning familial 41.
Des experts du domaine, tels que le sociologue François Dubet, estiment que ces revendications reflètent des problèmes plus larges de la gestion des ressources humaines, notamment dans le secteur associatif. La Nouvelle République, a récemment évoqué les enjeux locaux autour du Planning familial, soulignant l'importance de consolider les équipes pour préserver la qualité des services rendus.







