Ce dimanche 26 avril, dans le paisible village de Feillens, une jeune femme de 32 ans a tragiquement perdu la vie après un accouchement à domicile. À l'arrivée des secours, elle se trouvait en arrêt cardio-respiratoire et a été immédiatement transportée vers l'hôpital de Mâcon, en Saône-et-Loire. Malheureusement, elle n'a pas survécu, alors que son bébé est pour sa part en bonne santé.
Selon les rapports du Progrès, le Samu et les gendarmes ont rapidement accouru sur les lieux pour tenter de sauver la trentenaire. Malgré leurs efforts, elle a succombé dans la nuit, laissant derrière elle une famille dévastée.
Un phénomène de plus en plus rare
Les accouchements à domicile deviennent de plus en plus exceptionnels en France. Une étude de l'Insee menée en 2016 a révélé que seulement 0,6 % des naissances de cette année-là se sont déroulées hors des murs d'un hôpital ou d'une maternité, soit environ 5 000 naissances sur un total de 784 000. Parmi ce public restreint, 90 % des mamans avaient tout de même l'assistance d'une sage-femme ou d'un médecin, assurant ainsi une certaine sécurité.
À titre de comparaison, en 1950, 45 % des naissances en France se déroulaient à domicile, comme le souligne l'Association professionnelle de l'accouchement accompagné à domicile (Apaad). Ce drame met en lumière les enjeux liés aux accouchements hors des établissements sanitaires et soulève des questions quant à la sécurité de cette pratique.







